Commande un angelot

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Par Julien Tardif
lundi 20 mars 2017
Commande un angelot
La conférence de presse pour lancer la campagne « Commande un Angelot ». Crédit photo : Julien Tardif
La conférence de presse pour lancer la campagne « Commande un Angelot ». Crédit photo : Julien Tardif
Le 18 mars, au bar La Maisonnée, la ministre Hélène David a annoncé le lancement de la campagne Commande un angelot, entourée de l’Alliance de santé étudiante du Québec (ASÉQ), des responsables des campagnes Sans oui, c’est non ! et Ni viande, ni objet. L’objectif est de lutter contre les violences à caractère sexuel dans les bars situés à proximité des campus étudiants.

L’alliance de santé étudiante du Québec (ASEQ) se rendra dans les 40 à 50 bars autour des campus universitaires québécois afin de les inciter à participer au projet. « Tous les établissements participants auront une affiche placée dans les toilettes des femmes qui détaille les différents angelots disponibles », a indiqué le vice-président au développement et partenariats de l’ASEQ, Patrice Allard. Le resto-bar La Maisonnée près de l’UdeM ainsi que le Pub Universitaire de l’Université Laval ont déjà accepté de participer au projet.

Commande un angelot est inspiré de mouvements semblables en Angleterre et aux États-Unis qui permet à toute personne dans un bar sentant sa sécurité menacée d’obtenir de l’aide immédiate et confidentielle auprès des tenanciers de l’établissement. Pour donner l’alerte, la victime peut commander un angelot sans glace afin d’être accompagnée dans un endroit sécuritaire par un employé avec qui elle pourra discuter ou pas de son problème. Si la personne commande un angelot avec glace, cela signifie qu’elle souhaite quitter les lieux accompagnée par un membre du personnel qui assurera un départ sécuritaire. Finalement, un angelot avec lime implique une situation plus dangereuse, où le personnel contactera directement la police. Les proches et amis de la victime potentielle peuvent aussi commander l’angelot à sa place.

« Les endroits où il y a de la consommation d’alcool sont des lieux à risque pour les violences sexuelles, croit la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David. Cette initiative, qui est très importante, fait partie d’un mouvement social, et il est plus que temps que le Québec se mette aussi en marche pour changer cette culture. » Une formation à un protocole précis et uniforme sera offerte aux propriétaires et gérants de bar participant à l’initiative par l’ASEQ ainsi que par les représentants de la campagne Sans oui, c’est non !. Une charte sera également signée afin qu’ils s’engagent à honorer le processus mis en place.

La ministre Hélène David est présentement à Montréal pour poursuivre ses consultations avec plusieurs associations étudiantes sur les violences sexuelles dans les campus québécois. Mme David a tenu à souligner l’important rôle de son alma mater, l’Université de Montréal, entre autres dans la conception de la campagne Sans oui, c’est non !, et a réitéré sa volonté de travailler de concert avec les associations, notamment l’Union étudiante du Québec (UÉQ), l’Association pour une voix étudiante au Québec (AVÉQ) et la FAÉCUM, toutes présentes hier à La Maisonnée, afin d’améliorer la situation en vue de la rentrée scolaire 2017.

Les trois sortes d'angelots qui seront disponible. Crédit photo : Julien Tardif

Les trois sortes d’angelots qui seront disponible. Crédit photo : Julien Tardif