UQAM : les étudiants peuvent choisir leur prénom

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Par Cédric Thévenin
lundi 26 novembre 2018
UQAM : les étudiants peuvent choisir leur prénom
L'UQAM est la première université québécoise francophone à aller de l'avant avec une telle mesure. Photo : Wikipedia Commons.
L'UQAM est la première université québécoise francophone à aller de l'avant avec une telle mesure. Photo : Wikipedia Commons.
Après les universités Concordia et McGill, l’UQAM décide de laisser ses étudiants choisir le prénom par lequel ils souhaitent être appelés. Cette mesure vise à améliorer l’inclusion de tous.

Depuis deux semaines, les étudiants de l’UQAM peuvent demander à adopter un prénom différent de celui inscrit sur leur certificat de naissance dans le cadre de leurs études. Les changements seront appliqués au début de la prochaine session d’hiver. L’établissement déclare agir ainsi pour favoriser l’inclusion. Cette mesure s’adresse principalement aux étudiants transgenres et à ceux dont le nom est complexe.

Le « prénom » choisi figurera sur les documents non officiels, comme les cartes étudiantes et les listes de cours, et sera également utilisé dans le cadre de communications institutionnelles. C’est en revanche le prénom légal de l’étudiant qui apparaîtra sur les documents officiels, tels que les diplômes et les attestations.

Les étudiants de l’UQAM peuvent demander un « prénom choisi » sur le site Internet de leur établissement. Leur administration se réserve toutefois le droit de le refuser, notamment si elle le juge ridicule ou grossier.

Une première francophone

L’UQAM est la première université francophone du Québec à prendre cette mesure. Cette dernière est déjà en vigueur depuis 2012 à l’Université Concordia et depuis 2013 à l’Université McGill. Le service communication de cette dernière indique que 17 % de ses étudiants ont déposé une demande de changement de prénom.

« Ils ont fait ce choix pour des raisons assez variées, qui peuvent être simplement de l’ordre de vouloir avoir leur prénom transcrit sous le nom Chris plutôt que Christophe », indique la conseillère principale en communication de McGill, Katherine Gombay.