Apprendre de l’histoire

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Par Raphael Boivin-Fournier
mercredi 21 septembre 2016
Apprendre de l’histoire
L’exposition sur Le Nigog est composée de livres rares, d’extraits sonores, de photographies et de documents d’archives. Crédits photo : Maude Auberson-Lavoie
L’exposition sur Le Nigog est composée de livres rares, d’extraits sonores, de photographies et de documents d’archives. Crédits photo : Maude Auberson-Lavoie
Une journée d’étude sur la revue Le Nigog aura lieu le 22 septembre au Centre d’exposition de l’UdeM. Derrière l’évènement et l’exposition sur le même thème, une équipe passionnée et décidée à explorer cette revue dont l’influence a été majeure dans l’histoire culturelle du Québec.

Publié pour la première fois en janvier 1918 pour s’éteindre seulement quelques mois plus tard, Le Nigog est aujourd’hui considéré comme une revue singulière de son siècle. Cet avant-gardisme tient au fait que les rédacteurs ont mis de l’avant une approche pluridisciplinaire des arts. « La revue parlait aussi bien de littérature et de musique que d’architecture et de peinture, affirme la coorganisatrice de la journée d’étude et professeure émérite à la Faculté de musique de l’UdeM Marie-Thérèse Lefebvre. On a véritablement à faire ici à un début de modernité à l’échelle du Québec. » Pour elle, ceci confirme la nécessité de recommencer à parler de la revue, ainsi que de l’effervescence artistique des années d’après-guerre au Québec.

La professeure a agencé la rencontre de manière à traiter non seulement de la revue, mais également des œuvres présentées en son sein. « Il y a de nombreux sujets qui ne furent jamais discutés par le passé, explique la professeure. Par exemple, la contribution de Lorne Houston qui parlera du rôle des anglophones ou encore celle de Dominic Hardy qui porte sur la caricature et l’écriture ironique. » Selon elle, les nouveaux outils de recherche sur Internet rendent nécessaire cette mise à jour des savoirs en lien avec la revue.

En plus du centenaire du Nigog qui approche, une exposition sur le sujet est présentée au Centre d’exposition de l’UdeM (CEUM), jusqu’au 2 octobre. « Il s’agit de l’exposition présentée plus tôt cette année au Musée national des beaux-arts du Québec, mais bonifiée avec nos propres archives, explique l’assistante aux communications du CEUM, Myriam Barriault-Fortin. La journée d’étude est dans la continuité de ce projet qui vise à célébrer ce morceau important de notre culture. »

Une journée ouverte à tous

Malgré cet aspect scientifique, la journée va permettre d’en savoir plus sur le travail de recherche et sur l’histoire du Québec. « C’est une journée qui s’adresse aux étudiants du 1er cycle comme aux chercheurs chevronnés, affirme la titulaire d’un doctorat en histoire de l’art à l’UdeM Gabrielle Desgagné-Duclos. Le type de communications et d’échanges fait en sorte que tous y trouveront leur compte. » Les étudiants en littérature et en histoire de l’art risquent d’apprécier la découverte d’une revue qui demeure présentée le plus souvent en surface dans leurs cours.

« Je crois que ça s’annonce très intéressant, confie l’étudiante au baccalauréat en littératures de langue française Justine Falardeau. On n’a pas souvent l’occasion de s’attarder sur cette période de notre histoire. » Pour elle, cette journée pourra être une belle porte d’entrée vers le milieu de la recherche.

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Journée d’étude sur Le Nigog

22 septembre 2016 | de 10 h 15 à 17 h Centre d’exposition de l’UdeM

Exposition Pour valoriser les arts au Québec, la revue Le Nigog, 1918

Jusqu’au 2 octobre | de 11 h à 17 h Centre d’exposition de l’UdeM