Une route semée d’embûches

icone Campus
Par Marianne Castelan
mercredi 26 septembre 2018
Une route semée d’embûches
L'UdeM planifie la construction de rampes pour faciliter le déplacement des vélos le long des escaliers. Crédit Photo : Archives Quartier Libre
L'UdeM planifie la construction de rampes pour faciliter le déplacement des vélos le long des escaliers. Crédit Photo : Archives Quartier Libre
L’état des pistes cyclables sur le campus inquiète les membres du Collectif vélo campus UdeM. Ils appellent l’Université à rénover routes et infrastructures.

[Rectification le 26 septembre à 14h10] : Notre première publication prêtait à confusion entre l’initiative de l’Université Mon Campus à Vélo et le Collectif Vélo Campus UdeM. Ce dernier, dont il est question dans l’article, est un regroupement d’employés et d’étudiants adeptes de cyclisme, faisant pression sur l’Université afin d’améliorer les infrastructures liées au vélo sur le campus. À l’inverse, Mon Campus à vélo est une initiative institutionnelle visant à encourager la pratique du vélo comme mode de transport actif.

Le coordonnateur du projet Collectif Vélo Campus UdeM Louis-Éric Trudeau regrette que les infrastructures pour les vélos soient insuffisantes sur le campus. «Les trottoirs sont dans un état lamentable, se désole-t-il. Les chemins pour se déplacer sur le campus à pied ou à vélo sont carrément dangereux.»

Il précise qu’il n’y a pas vraiment de pistes cyclables sur le campus de l’UdeM pour l’instant. «Il y a des chemins pour les voitures, des routes pavées qui ne sont pas vraiment adaptées pour les vélos et quelques trottoirs piétons qui sont en mauvais état», détaille-t-il.

Pour M. Trudeau, la chaussée est dangereuse pour les cyclistes sur le campus, car non adaptée. Bien qu’il n’ait pas été directement témoin d’un accident, il affirme avoir souvent vu des cyclistes perdre pied et passer proche de la chute. «Régulièrement, je passe sur ces chemins à vélo et j’ai souvent mon fils avec moi, pour l’amener à la garderie de l’université, raconte-t-il. C’est quand même assez dangereux dans certains cas, il faut vraiment y aller très, très doucement.»

« Ce passage, entre le CEPSUM et le pavillon Roger Gaudry, c’est plus un champ de mines qu’autre chose » Louis-Eric Trudeau, coordonnateur du Collectif Mon campus à vélo UdeM. Crédit Photo : Louis-Eric Trudeau

« Ce passage, entre le CEPSUM et le pavillon Roger Gaudry, c’est plus un champ de mines qu’autre chose » Louis-Eric Trudeau, coordonnateur du Collectif Vélo Campus UdeM. Crédit Photo : Louis-Eric Trudeau

 

M. Trudeau dit essayer de faire pression sur l’Université avec le collectif Vélo Campus UdeM, pour faire avancer les choses. «La raison pour laquelle on a créé le collectif, c’est pour essayer d’accompagner l’Université dans son cheminement, de façon positive, mais on commence quand même à se demander si les choses vont vraiment avancer ou non», s’inquiète-t-il.

 

Piste cyclable et REM

Le coordonnateur estime que l’Université pourrait profiter du chantier du Réseau express métropolitain (REM), qui est en cours devant le pavillon Marie-Victorin. Cette nouvelle gare multimodale devrait, selon lui, inciter davantage de membres de la communauté de l’université à arriver sur le campus par cette voie. «L’Université doit en profiter pour concrétiser son plan de faire une piste cyclable qui traverserait le campus au complet d’est en ouest, à partir du CEPSUM jusqu’à la sortie Queen-Mary par exemple», énonce-t-il.

M. Trudeau souhaite profiter de la Semaine du campus à vélo pour sensibiliser les étudiants au transport actif. Crédit Photo: Louis-Eric Trudeau

M. Trudeau souhaite sensibiliser les étudiants aux enjeux du transport actif. Crédit Photo: Louis-Eric Trudeau

Pour M. Trudeau, cela constituerait un beau geste envers la communauté de l’Université et une belle carte de visite pour l’UdeM.

Des contraintes pour l’Université

«On est conscient que l’état de certains trottoirs n’est pas idéal, mais il y a des limites à ce que l’on peut faire» explique la porte-parole de l’UdeM, Geneviève O’Meara. Cette dernière insiste également sur le fait que ces limites sont autant financières qu’opérationnelles. «L’Université étant sur la Montagne, nous devons respecter certaines règles à cet égard » souligne-t-elle.

 Mme O’Meara  ajoute que certaines infrastructures de l’Université font partie du patrimoine de Montréal, et que, de ce fait, altérations et travaux requièrent des autorisations spécifiques. «Nous devons demander ces autorisations auprès de différentes instances municipales et provinciales, entre autres au Ministère de la Culture» confirme-t-elle.

Mme. O’Meara explique qu’un nouveau plan d’aménagement est en train d’être finalisé. «Il comportera des propositions pour une meilleure cohabitation entre les voitures, les piétons et les cyclistes» précise-t-elle avant de spécifier que le nouveau plan devrait se construire dans une perspective de développement durable.