Un questionnaire qui dérange

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Par Thomas Martin
dimanche 28 janvier 2018
Un questionnaire qui dérange
L'Université Laval assure qu'elle mettra les dispositions en place pour contrer les risques de suicide chez les étudiants. (Photo : Flickr.com | Jean-Pierre Dalbéra)
L'Université Laval assure qu'elle mettra les dispositions en place pour contrer les risques de suicide chez les étudiants. (Photo : Flickr.com | Jean-Pierre Dalbéra)
L’Université Laval (UL) a été pointée du doigt vendredi dernier par une ancienne employée pour un questionnaire médical jugé trop intrusif. L’Université a répondu en expliquant qu’elle souhaitait adapter l'environnement de travail de ses employés. Le Syndicat des employés et employées de l'Université Laval (SEUL) estime qu’il s’agit d’une faute grave.

« L’Université prend les gens pour des imbéciles, s’insurge le conseiller syndical du SEUL, Eric-Jan Zubrzycki concernant la réponse apportée par l’Université le 26 janvier. L’explication de l’université est absurde compte tenu des questions posées sur l’avortement, notamment. C’est de la foutaise. » Ce dernier estime qu’il s’agit là d’un acte scandaleux et souhaite que la rectrice, Sophie D’Amours, prenne les mesures adéquates contre les personnes responsables de ce formulaire d’embauche. Pour lui, elles devraient être congédiées.

Le questionnaire médical incriminé a été retiré le 10 janvier dernier selon la direction de l’établissement. Des questions sur les menstruations ou le diabète y étaient posées, ce que le conseiller syndical ne considère en rien nécessaire. « En quoi doit-on adapter l’environnement de travail à des personnes qui ont eu leurs menstruations? », s’interroge-t-il.

« J’espère qu’il y aura des sanctions et des recours de la part d’employés pour dommages contre l’Université, signale M. Zubrzycki. C’est un comportement inadmissible. » Il souhaite également que les personnes qui n’auraient pas eu de travail à cause de ce questionnaire portent plainte.

La vice-rectrice aux ressources humaines de l’UL, Lyne Bouchard, assure qu’il s’agit d’une pratique standard dans le monde des ressources humaines. Elle assure qu’aucune personne n’a été exclue sur la base de leurs réponses à ce questionnaire.