Participer aux Jeux olympiques (JO) demeure, pour beaucoup d’athlètes de haut niveau, l’objectif ultime d’une carrière. Dans le cadre d’une entrevue qu’il a accordée à Quartier Libre, le skieur acrobatique québécois Victor Primeau est revenu sur sa première expérience olympique. À seulement 22 ans, il a réalisé son rêve en prenant part aux JO 2026 de Milano-Cortina.
Quartier Libre (Q. L.) : C’est ta première expérience aux JO. Comment évalues-tu ta performance ?
Victor Primeau (V. P.) : Dans les sauts de qualification, mon premier était bon dans les airs, mais à l’atterrissage, je me suis écrasé dans la neige. J’ai même fait une culbute en avant. Pour mon deuxième saut, j’étais vraiment content.
Pour une première expérience, j’étais ravi de réussir les sauts que j’avais prévu de faire, et d’avoir pris de l’expérience. Ça augure bien pour les prochains [JO] !
Q. L. : Selon toi, que s’est-il passé exactement lors de ton premier saut ?
V. P. : Il me manquait un petit peu d’espace et le landing [NDLR : l’atterrissage] était vraiment mou. Quand j’ai atterri, mes jambes ont vraiment calé dans la neige. L’atterrissage n’a pas vraiment pardonné, mais j’aime mieux en avoir un comme ça que vraiment dur.
Q. L. : De quoi es-tu le plus fier dans ta participation ?
V. P. : De la façon dont j’ai géré mon stress et la pression. Ça m’a permis d’apprécier mon expérience, puis tout ce qui venait avec. Je me suis dit que, tant qu’à être là, c’était le moment dont je rêvais depuis toujours, je voulais juste faire de mon mieux, ne pas me mettre trop de pression, et juste avoir du fun. Alors je me suis concentré sur ce que j’avais à faire et sur ce dont j’étais capable.
Q. L. : Qu’est-ce qui t’a le plus surpris dans ta participation aux JO ?
V. P. : Dans mon expérience olympique en général, je pense que ce qui m’a le plus surpris, c’est la sécurité présente pour les athlètes. Tout le village était super bien contrôlé, comme si j’entrais dans un aéroport. Il fallait passer dans un détecteur de métal, et tous nos transports étaient aussi très bien encadrés. J’ai vraiment senti la différence de sécurité entre les Jeux olympiques et une Coupe du monde.
Q. L. : Qu’as-tu appris sur toi-même pendant ta participation ?
V. P. : Que je saute mieux quand je m’amuse. C’est sûr que je fais ça pour le résultat final, mais beaucoup pour moi-même. C’est souvent en compétition que je m’amuse le plus. J’aime la pression que la compétition amène, ça me donne un boost pour performer. C’est le moment de montrer aux gens ce que je peux créer.
Q. L. : Comment vois-tu la suite de ta carrière après ces premiers JO ?
V. P. : C’est motivant, ça me donne une bonne idée de ce que je serai capable de faire dans les quatre prochaines années. Je veux rivaliser pour le podium à chaque compétition. Je crois qu’il me reste encore un peu d’apprentissage à faire avant d’arriver aux prochains JO, mais je suis confiant que ça va arriver d’ici aux Alpes françaises.
De passage dans l’émission de radio Quartier Libre sur CISM, Victor Primeau a aussi discuté des défis liés à la conciliation entre sport de haut niveau et études collégiales. Un enjeu que le média étudiant a récemment approfondi dans un article consacré à cette réalité.
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