Les actualités étudiantes qu’il ne fallait pas manquer en 2021

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Par David Fillion
mercredi 29 décembre 2021
Les actualités étudiantes qu’il ne fallait pas manquer en 2021
Quartier Libre propose une revue des événements forts qui ont marqué chaque mois de l’année 2021. Crédit photo : Egar Vikhrev | unsplash.com
Quartier Libre propose une revue des événements forts qui ont marqué chaque mois de l’année 2021. Crédit photo : Egar Vikhrev | unsplash.com
Culture, communauté, société : Quartier Libre propose une revue des événements forts qui ont marqué chaque mois de l’année 2021.

Janvier

L’année a débuté avec une nouvelle réalité pour tout le territoire du Québec : c’est le 9 janvier 2021 que le couvre-feu a commencé à s’appliquer. Ainsi, sous peine d’amende, la population n’a plus été autorisée à déambuler dans les espaces publics entre 20 h et 5 h. Seules les personnes dotées d’exemptions, notamment en raison de leurs emplois, et celles qui devaient promener leurs chiens étaient autorisées à sortir pendant cette tranche horaire.

Sur le campus de l’UdeM, d’autres nouveautés ont fait leur apparition. Le couvre-visage n’a plus été autorisé, les masques de procédure ont commencé à être obligatoires et distribués à certaines entrées. La plupart des associations étudiantes ont vu leurs activités cesser et n’ont plus eu la permission d’accéder à leurs locaux, à l’image de la friperie Beati et du point de vente alimentaire En Vrac.

Février

Mamadi Camara est chargé de laboratoire à Polytechnique Montréal. Il a vu sa vie basculer du jour au lendemain. En février dernier, l’homme a assisté à l’agression d’un policier et au désarmement de ce dernier par l’assaillant. Pensant bien faire, il a contacté le 911 pour témoigner de ce qu’il venait de voir. Peu de temps après ces événements, le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) l’a arrêté en tant que principal suspect.

De cette affaire, les procédures et les raisons de l’arrestation de M. Camara ont été grandement remises en question. Le plaignant a affirmé avoir été victime de profilage racial et a demandé un dédommagement pour les actions du SPVM et du Directeur à son encontre.

En juillet dernier, M. Camara a également mis en demeure la Ville de Montréal pour un montant de 1,2 million de dollars. Le verdict n’est pas encore tombé.

Mars

La radio indépendante de l’Université de Montréal, Communication Information Sur la Montagne (CISM), a célébré en mars son trentième anniversaire. Pour l’occasion, la station a décidé de sortir un album (Les Chants du 30e) et de publier un livre qui retrace les grandes lignes de l’histoire du 89,3 FM. Tous deux sont sortis à l’automne 2021.

Puisque certains et certaines des bénévoles qui sont passés par la radio de l’UdeM font aujourd’hui carrière dans les médias, cet anniversaire a également été l’occasion pour CISM de les inviter à se prononcer sur leurs parcours, mais aussi sur la place qu’y a joué la station. Se sont succédé au micro des personnalités comme Laurent Paquin, ainsi que des journalistes comme Thomas Gerbet et Dominique Cambron-Goulet.

Avril

Si le mois d’avril est habituellement marqué par la fin des cours de la session d’hiver, c’est un tout autre dossier qui a laissé son empreinte cette année. L’ancien collaborateur de Quartier Libre Édouard Ampuy a fait paraître un dossier d’enquête dans lequel il a mis en lumière le climat toxique régnant alors à la Faculté de médecine dentaire.

Une lettre de plainte contre un professeur signée par plus des deux tiers des étudiants et étudiantes de troisième année, des étudiants ou étudiantes en situation de handicap sans accommodement pour des examens, une pression psychologique, le suicide d’un membre de la cohorte en décembre 2020… Plusieurs raisons ont été mises en évidence pour mieux comprendre la situation dont la communauté étudiante s’est plainte à l’époque.

Depuis, le professeur ciblé s’est retiré de ses fonctions en lien avec les étudiants et étudiantes, l’UdeM a mis sur pied un comité pour surveiller la situation, et les témoignages étudiants recueillis par Quartier Libre semblent indiquer l’espoir d’un changement.

Mai

Comme d’autres institutions qui enseignent l’ingénierie, Polytechnique Montréal avait annoncé l’objectif de compter 30 % de femmes parmi ses diplômés annuels d’ici 2030, une initiative intitulée «?30 en 30?». Toutefois, c’est en mai 2021 que le directeur général de l’établissement, Philippe Tanguy, a annoncé avoir atteint cette cible. Cependant, puisque la proportion des ingénieures qui font partie de l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) n’est aujourd’hui que de 15 %, selon les chiffres de l’OIQ, le combat est loin d’être terminé.

Pour remettre en perspective le progrès de la place des femmes en sciences et en génie que mettent de l’avant des initiatives comme «?30 en 30?», Polytechnique Montréal souligne qu’à l’automne 2021, 31 % de ses nouvelles inscriptions étaient des femmes. En revanche, lors d’une année aussi marquante que celle de 1989, le taux d’inscription des femmes n’était que de 18 %.

Juin

L’étudiant de l’UdeM au baccalauréat en littératures de langue française Gabriel Deschamps a remporté le concours Mon livre de l’année, organisé par le Salon du livre de Montréal. Pour y participer, les personnes intéressées âgées de 16 à 25 ans devaient écrire un article sur un livre québécois paru en 2020, et ensuite expliquer pourquoi l’œuvre était significative à leurs yeux.

Au début du mois de juin, Quartier Libre s’est entretenu avec Gabriel Deschamps pour discuter de sa victoire. Dans la discussion, il précise s’être penché sur Petites cendres ou la capture de Marie-Claire Blais, d’une part parce que ce livre était le seul québécois qu’il avait lu dans l’année, d’autre part car il avait apprécié le ton intime et les craintes que les personnages du récit partagent.

Remporter le concours a permis à l’étudiant d’obtenir un stage au journal La Presse. Il a également découvert un peu plus en profondeur l’autrice Marie-Claire Blais, décédée le 30 novembre dernier à l’âge de 82 ans.

Juillet

 La campagne de vaccination du Québec est allée de l’avant : les 18-35 ans ont pu recevoir leur deuxième dose. À l’UdeM, le site de vaccination se trouvant au campus MIL a alors fonctionné à plein régime. Sur place, un peu plus d’une douzaine de postes de vaccination ont permis à la population de recevoir le traitement pour combattre la COVID-19.

À l’approche de la rentrée scolaire, le gouvernement de la Belle Province a commencé à préciser comment fonctionnerait le passeport vaccinal. En plus de détailler les lieux où celui-ci serait exigé, le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé, a affirmé qu’il n’entrerait en vigueur que lorsque les personnes âgées de 12 ans et plus de toute la province auraient eu la chance de recevoir leur deuxième dose.

Août

Le campus de l’UdeM a été fébrile : la rentrée scolaire en présentiel a fait son grand retour. À cette occasion, la communauté étudiante a pu prendre part à des visites organisées, assister à l’arrivée de nouveaux étudiants internationaux ainsi qu’au retour des professionnels et des services auxiliaires.

Les départements des facultés ont d’ailleurs permis des activités d’intégration, à la condition qu’elles se tiennent conformément aux exigences sanitaires en vigueur et que les événements ne proposent pas de produits alcoolisés.

Les machines distributrices de masques de procédure et de gel hydroalcoolique ont été installées un peu partout sur le campus, et les aires de restauration ont été aménagées. Plusieurs ajustements ont tout de même suivi au mois de septembre.

Septembre

Le retour de la communauté étudiante sur le campus a été synonyme de retour des activités culturelles offertes par les Services à la vie étudiante. Pendant que les cours se donnaient à distance, quelques activités avaient pu être maintenues en ligne, mais c’est vraiment le retour en présentiel qui a marqué le coup d’envoi de la saison culturelle.

Plus de 60 activités ont alors été proposées aux membres de la communauté. Ukulélé, gospel, photographie, création littéraire et bien d’autres ont été au rendez-vous. Certaines ont été offertes en ligne, d’autres sur le campus.

Septembre a également été marqué par le traditionnel spectacle annuel de la rentrée que propose la FAÉCUM. Puisque la place de La Laurentienne est actuellement en travaux, le concert s’est tenu devant le pavillon principal. Contrairement à celui de 2020, où le public n’avait pu se rendre en présentiel, le spectacle de 2021 a pu accueillir une foule d’environ 100 personnes.

Octobre

Le Département de physique de l’Université de Montréal a célébré son 100anniversaire. L’événement a été souligné le 20 octobre au campus MIL, mais le nombre de billets offerts était limité. Ceux et celles qui ont pu assister aux activités de célébration ont pu visionner un documentaire réalisé par Laurent Turcot, voir une exposition relatant l’histoire du Département et observer des affiches illustrant les travaux en cours d’étudiants et d’étudiantes.

Bien que le pavillon Roger-Gaudry ait abrité le Département de physique durant la quasi-totalité de son existence et que des équipes de recherche travaillent à l’Observatoire du Mont-Mégantic, les célébrations n’ont été soulignées qu’au campus MIL.

Novembre

Le Centre d’essai du pavillon J.-A.-DeSève a accueilli la 13e édition du concours UdeM en spectacle. Chant, musique, lecture de texte, performance théâtrale ou acrobatique : la diversité des talents était sans limites. Contrairement à l’édition 2020, le public a pu retrouver les artistes sur scène, en présentiel.

L’étudiante au baccalauréat en neurosciences cognitives Shannie Roberge a remporté le premier prix du concours grâce à l’une de ses compositions engagées, Désherbage, qu’elle a interprétée au piano. Lors d’une entrevue donnée à Quartier Libre au lendemain de sa victoire, elle a expliqué qu’elle aimerait profiter du prix de 500 $ pour créer un microalbum.

Décembre

Le 25 décembre 2021, en Guyane française, le télescope James Webb a décollé vers l’espace. Outil d’observation minutieux permettant d’explorer les profondeurs de notre galaxie, cet instrument se compose de deux parties sur lesquelles ont travaillé plusieurs membres des corps professoral et étudiant de l’UdeM, notamment le directeur de l’institut de recherche sur les exoplanètes (iREx) et de l’Observatoire du Mont-Mégantic, René Doyon, également professeur au Département de physique de l’UdeM, et la coordonnatrice de l’iREx et scientifique chargée des communications pour James Webb, Nathalie Ouellet.

Tout d’abord, le détecteur de guidage de précision stabilisera le télescope sur des prises de vues excessivement lointaines. Ensuite, l’outil se démarquera grâce à un imageur dans le proche infrarouge. Cet ajout permettra de décomposer le spectre lumineux et de reproduire une image selon chacune des longueurs d’ondes décodées, puisque celles-ci correspondent toutes à une couleur bien définie.