Les bureaux de la FAÉCUM au pavillon Jean-Brillant à l'UdeM. Les associations étudiantes peinent à encourager l’engagement et à recruter des bénévoles pour pourvoir leurs postes. © Samuel Girard
Les bureaux de la FAÉCUM au pavillon Jean-Brillant. © Samuel Girard

Les associations étudiantes optimistes malgré le déclin de l’engagement étudiant à l’UdeM

Les associations étudiantes peinent à encourager l’engagement et à recruter des bénévoles pour pourvoir leurs postes. Malgré ces difficultés, elles restent optimistes et cherchent à s’adapter.

Le contexte postpandémique fait partie des principales raisons du déclin, selon le responsable du Centre d’engagement étudiant de l’UdeM, Jean-François Dufresne. « On ne se le cachera pas, il y a un avant et un après-COVID, ce n’est pas la même facilité qu’avant », indique-t-il.

La secrétaire générale de la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM), Yasmeen Lazaar, fait le même constat. « À la FAÉCUM, on remarque un désengagement depuis principalement la COVID, explique-t-elle. C’est difficile de recruter, c’est difficile d’avoir une bonne participation à nos événements, à nos actions politiques et à nos instances. »

Selon Mme Lazaar, la fatigue étudiante affecte aussi la capacité de s’impliquer. « Il y a tout l’enjeu de la santé mentale étudiante qui a vraiment connu un déclin après la COVID, estime-t-elle. En plus de ça, il y a tous les enjeux de la hausse du coût de la vie et de la crise du logement, donc je pense qu’il y a un épuisement mental et physique. »

M. Dufresne considère qu’avec ces enjeux, la communauté étudiante a tendance à se limiter à leurs cours, sans profiter autant de la vie étudiante. « Nos plus grands compétiteurs sont Netflix, TikTok, le travail, le déplacement pour se rendre à l’école parce que les gens habitent de plus en plus loin, le manque de temps, explique-t-il. Tout ça, ce sont des enjeux qui sont de plus en plus présents. »

Rester optimiste et s’adapter à l’UdeM

Le président de l’Association générale étudiante de la formation et de l’apprentissage continus (AGEFAC), Enrique Collindres, s’efforce d’optimiser la communication sur les réseaux sociaux pour attirer le plus d’élèves possible de la Faculté d’apprentissage continu. « Notre défi comme association étudiante, c’est de trouver comment on peut entretenir ce lien-là, même si c’est dans une forme différente », précise-t-il.

De son côté, M. Dufresne souhaite plutôt quantifier l’implication étudiante à l’UdeM, faute de données qu’il juge fiables. « On veut vraiment aller chercher la donnée pour avoir une réponse plus simple à une question simple : combien de gens s’impliquent à l’UdeM ? Actuellement personne ne peut le dire spécifiquement. »

Malgré les inquiétudes, Yasmeen Lazaar, Enrique Collindres et Jean-François Dufresne demeurent optimistes. Mme Lazaar affirme que c’est « le jour et la nuit » entre le début de son mandat et la situation actuelle. Elle attribue cette amélioration à une restructuration de la FAÉCUM, menée avec la participation des associations étudiantes. Un optimisme qui a d’ailleurs été partagé par l’ancien co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, lors de sa récente conférence à l’UdeM.

M. Collindres affirme qu’il revoit« quand même une remontée » au sein de l’AGÉFAC malgré des difficultés à pourvoir certains postes bénévoles. M. Dufresne note aussi que 15 nouveaux regroupements étudiants ont été créés depuis septembre, alors que l’an dernier, il y en a eu 15 pour l’année scolaire complète. « Ça, ce sont des chiffres qui parlent et qui nous permettent de rester optimistes », souligne-t-il.

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