Ces dernières années, certaines instances de la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM) ont fait couler beaucoup d’encre. Ce sont surtout les larmes qui ont coulé lors de la plus haute d’entre elles, qui s’est tenue les 28 et 29 mars derniers. Dans un contexte d’absentéisme, la plupart des postes n’ont attiré qu’un seul candidat. Une candidature a toutefois été rejetée.
Les délégués des associations étudiantes de différents programmes, départements et facultés de l’Université de Montréal étaient invités au Congrès général annuel (CGA), la plus haute instance de la FAÉCUM, fin mars. Celui-ci permet notamment de fixer les orientations de la Fédération et d’élire les personnes aux postes clés.
Le congrès a connu un faux départ dès son premier jour. Selon les règlements de la FAÉCUM, un minimum de 30 % des associations membres doit être présent dans un délai d’une heure et demie suivant la convocation. À 14 h 30, ce seuil n’ayant pas été atteint, le coup d’envoi a été repoussé au lendemain.
Un engagement en recul
Le coordinateur aux affaires externes, Frédéric Beaudet, élu secrétaire général dans le cadre des élections qui se sont tenues pendant le congrès, estime que le contexte économique explique en partie cette démobilisation. « Il y a une part de privilège à pouvoir s’impliquer dans une association étudiante, explique-t-il. On est dans une époque où le coût de la vie pèse très lourd sur les personnes étudiantes. Dans le cas d’un congrès qui dure toute une fin de semaine, ça peut avoir un impact sur la capacité à se libérer. »
Les procès-verbaux des précédentes années témoignent en effet du caractère inédit de ce problème. Plus généralement, la faible mobilisation des associations s’est ressentie dans les discussions : le congrès s’est déroulé dans le calme et, jusqu’au dimanche, sans grandes tensions.
Le principal événement du samedi 28 mars a été l’élection de la présidence du conseil central de la FAÉCUM, dont les résultats n’ont toutefois été connus que le lendemain. Le ou la titulaire du poste préside également d’office les congrès. Deux candidatures étaient en lice, une situation plutôt rare, un seul candidat se présentant généralement par poste.
Le représentant de l’Association des étudiants et étudiantes du Département d’informatique et de recherche opérationnelle de l’Université de Montréal (AÉDIROUM), Matteo Delabre, qui avait porté l’opposition lors des débats sur la transparence à la FAÉCUM en octobre et novembre derniers, était candidat. Il a toutefois été défait.
Une candidature rejetée
Le dimanche 29 mars, les membres du bureau exécutif (BÉ) ont présenté leur bilan dans une atmosphère chargée d’émotion. Pendant plusieurs heures, ils se sont succédé pour se remercier mutuellement, et plusieurs d’entre eux ont fondu en larmes.
Le congrès s’est conclu par l’annonce des résultats des élections. Tous les candidats au conseil d’administration ont été élus, le nombre de postes à pourvoir étant supérieur au nombre de candidatures.
Du côté du BÉ, dix postes étaient en jeu, mais un seul candidat s’est présenté pour chacun d’eux. Neuf personnes ont été élues, tandis qu’une candidature a été rejetée. Certaines associations dénoncent une campagne de salissage visant la candidate concernée.