Journée d'étude féministe
© Clémence Monet. Moment de discussion de fin de journée.

Journée d’étude sur le féminisme : « La résistance, c’est une geste du quotidien »

L’enseignante au Département de communication Pascale Caidor et la chercheuse postdoctorale en physique et communication Mirjam Fines-Neuschild ont organisé, avec l’aide de l’étudiante à la maîtrise en communication Clémence Monet, une journée d’étude et d’action sur le féminisme en recherche le vendredi 27 mars dernier. Les personnes inscrites, dans une salle bien remplie, ont pu assister à une suite de conférences sur des questions féministes.

La professeure à l’UQAM Nancy Aumais et celle à Concordia Nathalie Batraville ont ouvert le bal avec deux conférences présentant les enjeux de la discussion : équité, diversité et inclusion (EDI), intersectionnalité, perspective décoloniale ou encore contre culture.

Le but, selon Mme Caidor, était « de mieux comprendre comment intégrer les perspectives féministes à la recherche, mais aussi aux pratiques concrètes liées aux enjeux de justice sociale. » 

La journée était ouverte aux étudiant·e·s de tous programmes, une approche qui, selon l’enseignante, repose sur « la conviction que l’interdisciplinarité et constitue un levier essentiel pour appréhender et résoudre des enjeux complexes de société. » 

L’objectif a d’abord été de discuter des tactiques et des pratiques de résistance féministe. L’enseignante à l’Université TELUQ Colline Sénac, l’étudiante à la maîtrise en anthropologie Renée Dorméus-Omiscar et la doctorante en sciences sociales Lydie Koblan Huberson ont dressé un état des lieux du milieu de la recherche pour les femmes et les personnes racisées, mettant en lumière les efforts qu’il reste à faire ainsi que des réalités encore difficiles, notamment en matière d’inclusion et d’intégration.

La candidate au doctorat en communication Clotilde Séjourne, la professeure à l’Université TELUQ Joëlle Basque et la gestionnaire du programme ÉQUILIBRE Laurence Lejeune se sont ensuite tournées vers les questions de sciences et de santé féministes. Elles ont poursuivi cet état des lieux en illustrant les réalités différenciées que vivent les femmes, surtout dans le milieu scientifique.

Les solutions à envisager 

Le dernier panel a proposé des pistes de solution aux participant·e·s. La coordonnatrice du parcours Agir ensemble pour l’EDI à HEC Montréal, Léa Museau, a présenté des ateliers et des projets menés avec des entreprises québécoises, afin de former les étudiant·e·s à se professionnaliser dans cette approche. 

Les membres de l’organisation Relais-Femme Felicia Cà et Salma Lazimont mis en avant un modèle de collaboration entre milieux communautaire et universitaire, permettant de faire émerger les vécus dans la recherche et de favoriser le passage à l’action. 

De son côté, la coordinatrice de l’Alliance pour l’engagement jeunesse Sourou Awassi a proposé de repenser les questions de genre en coopération internationale en Afrique de l’Ouest dans une perspective décoloniale.

Une journée pour repenser la recherche

 « La résistance, c’est un geste du quotidien », explique Mme Basque. Ces conférences ont invité les participant·e·s à réfléchir à leur position et à découvrir diverses initiatives, dont certaines, selon les panélistes, sont accessibles à deux pas de l’UdeM. 

Pour Mme Caidor, cette journée a été un véritable succès. Les discussions animées ont, selon elle, « témoigné à la fois de la profondeur des enjeux abordés et du besoin manifeste d’en débattre plus régulièrement dans le cadre universitaire ». 

L’organisatrice souligne la réussite des deux premières conférencières, Mmes Aumais et Batraville. Elle estime qu’elles ont « mis en lumière les défis, mais aussi les opportunités liées à l’intégration des approches féministes en recherche ». Elle dit aussi avoir été « sensible aux nouvelles connexions qui se sont tissées entre les participantes du milieu de la pratique, du communautaire et du monde académique ».

Mme Caidor indique que d’autres évènements et initiatives sont à venir à l’UdeM, notamment l’école d’été AfroFéminismes

Journée d'étude féministe
© Clémence Monet. Les conférencières, panelistes et organisatrices de l’événement.

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