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Vestiaires universels : le CEPSUM ajuste le tir

La direction du centre sportif a pris cette décision à la suite du reportage « Un CEPSUM pour tous·tes ? », publié dans le numéro de février de Quartier Libre. L’article mettait en avant plusieurs problèmes dans la configuration des installations.

Dans une nouvelle entrevue accordée à Quartier Libre, la directrice générale du CEPSUM, Manon Simard, rapporte que trois usagères ont déposé des plaintes auprès du centre sportif au cours du dernier mois.

L’une d’elles aurait vécu une situation d’intimidation alors qu’elle se trouvait seule avec un groupe d’hommes dans le vestiaire universel.

Allées et venues très fréquentes, regards insistants : le groupe aurait volontairement adopté un comportement hostile à son égard, relate Mme Simard. L’usagère ne se serait pas sentie en droit de leur demander de sortir, le lieu étant conçu pour être utilisé par tous·tes sans différenciation de sexe ou de genre.

Les infrastructures sportives de l’UdeM doivent encore composer avec les contraintes dues au retard des travaux qui touchent la piscine. Plusieurs aménagements temporaires sont encore en place. Les utilisatrices du premier vestiaire pour femmes doivent continuer de circuler en maillot de bain dans les espaces communs du CEPSUM pour se rendre à la piscine.

Cette contrainte a renforcé la décision de faire du vestiaire universel un deuxième vestiaire féminin pour les semaines à venir. « On a pris la décision de frapper le plus fort possible pour les dernières semaines de travaux », explique la directrice générale.

Ainsi, le vestiaire restera universel pendant les fins de semaine de façon à accommoder les familles qui fréquentent le CEPSUM. Des parents auraient, en effet, demandé à pouvoir continuer à utiliser le même espace que leurs enfants.

Options et informations

Mme Simard rappelle que les personnes qui ne souhaitent pas utiliser les vestiaires genrés peuvent faire la demande d’un des vestiaires d’équipe, qui sont des petits vestiaires fermés à clé disposant de leurs propres douches et toilettes, et qui peuvent accueillir jusqu’à une douzaine de personnes.

Selon la directrice du CEPSUM, certaines personnes ont manifesté leur mécontentement quant au recours à des clés et non pas à des cadenas à code pour la fermeture de ces vestiaires. « Après les personnes, on doit sécuriser les biens », explique-t-elle, avant d’ajouter que le système choisi permet davantage de se prémunir contre les vols.

Par ailleurs, le reportage de Quartier Libre avait mis en évidence le manque d’information pour le public quant à la possibilité de faire la demande de vestiaires fermés à clé. Mme Simard assure que le personnel de l’accueil du CEPSUM a été sensibilisé à en faire la proposition au public de façon plus systématique.

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