Recherche en cours est un balado au cours duquel trois étudiant·e·s chercheur·euse·s de disciplines différentes discutent autour d’un thème commun comme « Le monde à travers nos perceptions » ou « La résilience de nos systèmes ». Quartier Libre est allé à la rencontre de son animatrice, la rédactrice en chef des médias CultureMania et LES CONNECTEURS Chloé-Anne Touma.
Quartier Libre (Q. L.) : D’où vient l’idée de ce balado ?
Chloé-Anne Touma (C.-A. T.) : La Faculté [NDLR : Des arts et des sciences] souhaitait mettre en valeur la recherche étudiante dans un contexte où l’on veut inciter les gens à mener des études aux cycles supérieurs, et à en voir l’impact.
Je me suis arrêtée moi-même au baccalauréat en communication, mais au fil des explications des projets de recherche des étudiants, je me disais : « Mon Dieu, ça donne le goût, vraiment ». Donc, ça n’a pas été compliqué pour moi d’adhérer au projet.
Quand on regarde la série, on se rend compte que l’on va avoir autour de la table des étudiants qui mènent des recherches dans des domaines très variés, mais dont à chaque fois, l’impact concret est déjà palpable. Ce sont des défis d’actualité très évidents.
Q. L. : Comment choisissez-vous les intervenants ?
C.-A. T. : Je ne les ai pas choisis, mais j’ai participé à leur jumelage. On m’a envoyé tous les projets [NDLR : De recherche] à travers des vidéos de présentation des étudiants. Il fallait qu’ils soient éloquents un minimum, pour échanger avec des gens qui viennent d’autres secteurs. Donc, j’ai reçu tout ça, puis j’ai fait une proposition de plan où je me disais : « Ça serait intéressant de jumeler ceux qui ont un terrain commun, mais pas nécessairement le même créneau ».
On va avoir, par exemple, des gens qui parlent de réalité virtuelle, mais ce n’est pas l’élément clé. Ça va être : « Comment répondre à des défis en santé ? ». C’est intéressant de les jumeler à des personnes qui sont en train de traiter de sujets assez délicats : une communauté qui pourrait être marginalisée, ou qui souffre, ou qui vit avec des problèmes, que ce soit en santé mentale ou en bien-être social. De voir que ce sujet-là est au croisement de plusieurs univers, de plusieurs types de secteurs, comme la technologie ou la biologie, ou bien d’univers plutôt sociaux et humains.
Q. L. : Comment ce balado casse-t-il les codes de la communication scientifique ?
C.-A. T. : Il y avait, dès le départ, cette volonté de vulgarisation. Les étudiants ont été formés en amont pour qu’ils sachent quel genre de vocabulaire employer. On s’adresse idéalement à la population, à des gens qui sont éduqués, mais pas nécessairement dans leurs domaines respectifs. L’idée est de transmettre un peu le but : « Pourquoi vous faites ça ? Quelle est la démarche ? Quel est l’impact ? ». On est dans la perspective de réduire des fractures de connaissances, de faire des ponts avec la société.