La piste cyclable longeant le chemin de la Côte-Sainte-Catherine, à Montréal. © Ulysse Taillard-Hodez

La FAÉCUM ouverte à collaborer avec la nouvelle mairesse d’arrondissement

À la suite de l’élection de Stéphanie Valenzuela à la mairie de l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce (CDN–NDG), la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM) est ouverte à collaborer avec la nouvelle administration.

Elle déplore toutefois le peu d’échanges pendant la campagne et s’inquiète, notamment, du transport et de l’avenir des pistes cyclables près du campus de la montagne. « On a hâte de voir ce qui va être fait, mais on a des inquiétudes, définitivement », résume la présidente de la FAÉCUM, Yasmeen Lazaar.

Elle rappelle que la Fédération échangeait beaucoup avec l’ancienne mairesse d’arrondissement de Projet Montréal, Gracia Kasoki Katahwa, qu’elle appelle d’ailleurs simplement « Gracia », signe de la proximité qui s’était installée avec l’administration précédente. 

Les démarches ont été plus difficiles pendant la campagne du côté des membres de l’équipe d’Ensemble Montréal. « Ils ont pris énormément de temps à nous répondre, explique Mme Lazaar. C’était très difficile d’obtenir des entrevues avec eux. » La FAÉCUM affirme avoir finalement rencontré Mme Valenzuela.

« Le discours de la guerre aux pistes cyclables a été créé de toutes pièces par nos principaux adversaires lors de la campagne électorale. »

– Stéphanie Valenzuela, mairesse de CDN–NDG

De son côté, la nouvelle mairesse se défend de tout désintérêt pour les revendications étudiantes : « Au cours des dernières années, l’équipe d’Ensemble Montréal dans l’arrondissement de CDN-NDG a pris part à de nombreux évènements et panels destinés à la population étudiante », indique-t-elle. 

La question des pistes cyclables

Dans son document de revendications publié pendant la campagne électorale, la FAÉCUM met en avant la question des pistes cyclables. Elle réclame notamment l’ouverture d’une piste sur l’avenue Van Horne, une demande renforcée par la fermeture hivernale de celle de l’avenue Lajoie. « La situation pour le transport actif sur le campus de la montagne est très critique en ce moment, on a très peu d’axes qui sont sécurisés », souligne Mme Lazaar. Mme Valenzuela affirme pour sa part que « la sécurité des déplacements des usagers les plus vulnérables de la route demeure une priorité pour l’administration. »

Le Regroupement des étudiantes et étudiants à la maîtrise en urbanisme de l’Université de Montréal (RÉMU) appuie aussi l’ajout de pistes cyclables. Sa vice-présidente, Méghan Lafond, nuance le débat sur la sécurisation. « Une piste cyclable qui n’est pas sécuritaire, c’est mieux qu’aucune piste cyclable », estime-t-elle.

Elle déplore également un « discours un peu antiurbaniste » et la perception d’une « guerre à la piste cyclable » dans le débat public. Elle affirme qu’Ensemble Montréal s’est présenté comme  « le parti qui allait écouter les gens pour vrai », tout en rappelant que la consultation est au cœur de la formation en urbanisme. « Le discours de la guerre aux pistes cyclables a été créé de toutes pièces par nos principaux adversaires lors de la campagne électorale », soutient Mme Valenzuela.

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