Photo du grand débat des chefs de Noovo Crave
Le grand débat des chefs (de gauche à droite : Christine Fréchette, Paul Saint-Pierre Plamondon, Ruba Ghazal, Michel Bherer, Éric Duhaime, Charles Milliard) - Crédit Photo : Noovo et Crave / Paul Ducharme

Un débat des chef·fe·s pour la jeunesse

Le grand débat des chef·fe·s de Noovo et de Crave a eu lieu le mercredi 16 septembre dernier. Quartier Libre s’est rendu sur place pour interroger les chef·fe·s de parti sur les questions qui concernent la jeunesse, telles que la santé mentale et la préservation de l’environnement. Le débat a d’ailleurs particulièrement visé ce segment de l’électorat, puisque l’un des cinq thèmes portait sur « l’avenir de la jeunesse ».

La santé mentale des jeunes

La partie du débat sur l’avenir de la jeunesse a commencé avec les chef·fe·s expliquant leurs propositions pour « améliorer le bien-être de nos jeunes qui vivent de l’anxiété et de la détresse ». La discussion sur le sujet entre le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard, et celui du Parti québécois (PQ), Paul Saint-Pierre Plamondon, a abordé plusieurs thèmes en peu de temps, dont la surprescription d’antidépresseurs, l’éducation, le temps d’écran et l’intelligence artificielle.

L’animateur du débat, Michel Bherer, leur a ensuite demandé s’ils étaient prêts à poursuivre les grandes plateformes numériques pour « le tort posé à la santé mentale des adolescents ». Le chef du PQ a promis qu’un gouvernement péquiste entreprendrait « à tout moins une étude juridique de la faisabilité d’une telle poursuite » et « des démarches pour qu’il y ait un encadrement de l’utilisation des médias sociaux chez les moins de 14 ans ». 

Pour sa part, M. Milliard s’est dit « favorable » à l’idée de poursuivre les plateformes numériques, mais a redirigé le sujet de l’anxiété des jeunes sur les effets éventuels qu’aurait un référendum sur la santé mentale de ces dernier·ère·s. Face à la question du chef du PLQ, M. Plamondon a rétorqué qu’il « pense que c’est un sujet distinct de celui de l’anxiété chez les jeunes ». Faute de temps, le débat sur la santé mentale des jeunes s’est donc terminé sur une note référendaire.

Les plans pour l’environnement 

Le débat a ensuite porté sur les changements climatiques et opposé la cheffe de Québec solidaire (QS), Ruba Ghazal, au chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime. 

Mme Ghazal a témoigné de l’importance de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de se tourner vers les énergies propres, tandis que M. Duhaime a affirmé vouloir exploiter les gaz de schiste, car ils « auraient un effet positif sur l’environnement », un propos contredit par la communauté scientifique. Par la suite, les deux chef·fe·s ont critiqué leurs plans respectifs jusqu’à la fin du temps imparti.

S’adresser aux jeunes, un objectif commun 

Lors des points de presse qui ont suivi le débat, les chef·fe·s ont été interrogé·e·s sur leur opinion quant au fait d’avoir réussi à attirer l’attention des jeunes électeur·rice·s. La première ministre sortante, Christine Fréchette, a indiqué vouloir discuter avec les jeunes de l’importance que ces dernier·ère·s suivent la politique. Elle a aussi affirmé faire une annonce dans les prochains jours sur la santé mentale des jeunes, un sujet qui la « préoccupe beaucoup ». Elle n’a pas eu la chance d’aborder ce thème au cours de la partie du débat sur l’avenir de la jeunesse, car sa question portait sur le réseau scolaire.

M. Milliard a assuré durant les points de presse se sentir « très optimiste » quant à l’objectif d’attirer le vote des jeunes indécis·es. Il a également rapporté avoir été heureux de mettre en avant ses propositions pour les jeunes, telles que la rémunération des stages dans le secteur public, une mesure présente également dans les propositions du PQ et de QS. 

Interrogé sur le lien qu’il a effectué entre l’anxiété des jeunes et un référendum, il a clarifié que ce dernier n’est pas la seule cause d’anxiété, mais qu’en raison des pressions universitaire, financière, économique ou encore environnementale, « les jeunes en ont plein leur casque en ce moment » et qu’un référendum ajouterait « une autre couche d’instabilité ». 

Mme Ghazal a été interrogée sur la baisse de popularité de QS chez les jeunes au cours des dernières années. Elle a répondu que le parti était celui qui pensait le plus aux jeunes, puisqu’il aborde des enjeux comme la dette et la crise climatiques, ainsi que la crise dans les infrastructures. 

Pour sa part, M. Duhaime a commencé le point de presse en rappelant que son objectif actuel était de s’adresser aux jeunes, car l’élection « risque d’avoir un impact pas juste sur les quatre prochaines années, mais pour la prochaine génération ».

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