Une foule compacte d’usagers attend devant les ascenseurs à la station du REM Édouard-Montpetit, en pleine heure de pointe. © Alexis Thériault
Une foule compacte d’usagers attend devant les ascenseurs à la station du REM Édouard-Montpetit, en pleine heure de pointe. © Alexis Thériault

Des étudiants mécontents de l’attente aux ascenseurs du REM

La rentrée de la session d’hiver a été marquée par des files d’attente aux ascenseurs de la station Édouard-Montpetit du Réseau express métropolitain (REM). Sur les réseaux sociaux, la communauté étudiante a partagé des images de couloirs bondés sur des dizaines de mètres, une situation qui a également attiré l’attention de Radio-Canada.

Certains élèves ont révélé avoir attendu jusqu’à 25 minutes avant de pouvoir sortir de la station du REM. Plusieurs ont également affirmé que ces délais ont causé des retards lors de la première semaine de cours.

Une semaine après les premières publications, Quartier Libre s’est rendu mardi et mercredi matin, à l’heure de pointe, près des ascenseurs, afin de consulter la communauté étudiante pendulaire du REM.

À la sortie de l’un d’eux, Loïc, étudiant à HEC, lance au pas de course : « C’est tout le temps congestionné, parfois plus que d’autres [jours], mais je suis souvent arrivé en retard à mes cours. »

« Je prends le REM tous les jours, témoigne pour sa part Marcel, étudiant en sciences de la communication à l’Université de Montréal. C’est vraiment très économique sur le temps. Ça me prend toujours 2 à 5 minutes pour sortir de la station. Aujourd’hui, c’était vraiment achalandé, mais ça me prend toujours moins de 10 minutes ».

David, lui, étudiant en génie à Polytechnique, tente de trancher : « Veux-tu que je te le dise? Ils n’en ont pas mis assez, des ascenseurs. »

L’opérateur du REM reconnaît l’achalandage à Édouard-Montpetit

Dans le couloir menant aux ascenseurs, une poignée d’employés du REM, dont des inspecteurs, supervisent le déplacement de la centaine d’usagers attroupés aux portes automatiques.

L’un des inspecteurs, qui souhaite garder l’anonymat, affirme qu’ils sont ici pour « faire de la gestion de foule, parce que ça a causé quelques petits soucis. »

Pulsar, l’opérateur du REM, reconnaît dans un échange de courriels avoir observé « certaines files aux ascenseurs, au sommet de l’heure de pointe. »

L’entreprise brossardoise assure avoir dépêché sur le terrain des équipes pour évaluer la situation en heure de pointe lorsqu’elle a pris connaissance des plaintes rapportées. Selon ses observations, les délais varient entre cinq et dix minutes.

Sur la dizaine d’étudiants que Quartier Libre a interrogés, la plupart indiquent attendre entre 5 et 10 minutes avant d’accéder aux ascenseurs. 

La station Édouard-Montpetit est la plus profonde du Canada et la deuxième plus profonde d’Amérique du Nord. Le dénivelé entre la rue et le quai d’embarquement est de 72 mètres, ce qui équivaut à plus de 20 étages.

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