Coup de frein aux trottinettes sur le campus

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Par Edouard Ampuy
mercredi 25 septembre 2019
Coup de frein aux trottinettes sur le campus
A Montréal, le projet-pilote des trottinettes électriques en libre-service prendra fin le 15 novembre. Crédit Photo: Christian Bueltemann de Pixabay
A Montréal, le projet-pilote des trottinettes électriques en libre-service prendra fin le 15 novembre. Crédit Photo: Christian Bueltemann de Pixabay
L’UdeM dit non aux trottinettes électriques sur ses campus. Des raisons de sécurité et des raisons géographiques sont avancées. Pour dissuader les utilisateurs dissidents qui s’aventurent sur les campus, l’Université compte sur le système de LIME actuellement en place.

« Pour des raisons de sécurité, l’UdeM a décidé de ne pas permettre la circulation des trottinettes LIME sur le campus de la Montagne et sur le campus MIL », déclare la porte-parole de l’UdeM, Geneviève O’Meara. Les trottinettes électriques ne sont actuellement disponibles que dans quelques arrondissements de Montréal et à Westmount, ce qui exclut en partie les campus de l’Université.

Pour celui de la Montagne, situé dans l’arrondissement Côte-Des-Neiges, qui fait partie des zones couvertes par LIME, les raisons avancées par Mme O’Meara impliquent principalement le relief du campus. Les routes qui le composent sont en effet en pente. Le nouveau campus MIL se trouve quant à lui hors de la zone du projet pilote. « Le campus MIL étant situé dans Outremont, et puisque cet arrondissement a décidé de ne pas participer au projet pilote, la zone est déjà exclue dans l’application de LIME », explique la porte-parole.

Questionnée sur la façon dont l’UdeM s’organisera dans le cadre de l’expansion de LIME ou sur la possibilité d’autres acteurs sur le marché des trottinettes électriques, Mme O’Meara rappelle qu’il s’agit actuellement d’un projet pilote conduit par la Ville. « Nous n’avons pas d’information à ce jour, et si cela prendra de l’expansion », argumente-t-elle.

À qui la responsabilité ?

La porte-parole indique que l’UdeM n’a pas prévu de signalétique particulière pour annoncer l’interdiction de circuler sur le campus. L’Université se repose pour l’instant sur le système actuellement mis en place par LIME en cas de circulation dans une zone non couverte. « Lorsqu’un utilisateur tombe dans une zone interdite, la trottinette ralentit alors à une vitesse de 3km/heure, précise-t-elle. Elle perd donc son intérêt, et c’est là un moyen dissuasif de l’utiliser. »

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Qu’encourent des utilisateurs qui circulent malgré tout dans les zones prohibées, ou qui délaissent leur trottinette sur le campus ? Mme O’Meara renvoie à nouveau la balle à LIME. « Là encore, c’est LIME qui est responsable d’indiquer les zones dans lesquelles les utilisateurs peuvent se promener », informe-t-elle.

Un éventuel marquage pour le stationnement

L’Arrondissement Côte-des-Neiges et l’UdeM étudient la possibilité d’autoriser le marquage de quelques stationnements pour les trottinettes, comme ils ont permis l’installation d’une borne BIXI sur le campus de la Montagne. « Cela nous apparaît un moyen de bon voisinage », concède la porte-parole, qui ajoute que cette idée reste à confirmer et que l’UdeM n’a pas d’échéancier à annoncer pour ce projet.