Sur scène, dans Bénévolat, Mathieu Richard interprète Anthony, tandis que Stéphanie Arav joue Amaryllis. © Capture d'écran Bande-annonce
Sur scène, Mathieu Richard interprète Anthony, tandis que Stéphanie Arav joue Amaryllis. © Capture d'écran Bande-annonce

De l’université au pénitencier : Bénévolat met les stéréotypes en scène

Les acteurs Mathieu Richard et Stéphanie Arav, de la troupe Tableau noir, ont accordé une entrevue à Quartier Libre à l’approche de la 60e représentation de la pièce de théâtre Bénévolat. Ils y reviennent sur ce que la pièce dit des préjugés sociaux et sur ce que le projet a changé pour eux, en début de carrière.

Dans Bénévolat, les spectateurs assistent à la rencontre de deux mondes qui, autrement, serait très improbable. Amaryllis, étudiante universitaire issue d’un milieu privilégié, fait du tutorat en pénitencier pour étoffer son dossier d’admission en médecine. Elle y rencontre Anthony, détenu pour un meurtre, qui tente d’obtenir son diplôme d’études secondaires dans l’espoir de faciliter une éventuelle libération conditionnelle. Sur scène, Mathieu Richard interprète Anthony, tandis que Stéphanie Arav joue Amaryllis.

Les deux comédiens ont expliqué à Quartier Libre avoir été très impressionnés par l’œuvre de Maud de Palma-Duquet et la mise en scène de Rose-Anne Déry, qui les élèvent en tant que comédiens.


Question-Réponse au sujet de Bénévolat

Quartier Libre (Q. L.) : Pour vous, que met la pièce en lumière ?

Stéphanie Arav (S. A.) :Elle met en lumière la rencontre de milieux qui ne se rencontrent pas habituellement et les préjugés qu’on peut avoir sur les autres classes sociales. 

Mathieu Richard (M. R.) : L’histoire remet en question les stéréotypes, les clichés qu’on va se faire des gens qui viennent de quartiers plus riches ou plus pauvres. 

Q. L. : Comment abordez-vous le thème de l’éducation dans cette pièce dans ce contexte particulier ?

S. A. : Chaque scène est une leçon de français. Donc, ça commence toujours par une règle grammaticale quelconque, mais le lien avec l’éducation dans la pièce est davantage un tremplin vers ce qui nous intéresse, les relations humaines. 

Q. L. : Que vous a apporté ce projet sur le plan personnel ?

S. A. : Ça fait cinq ans que je suis sortie de l’école de théâtre, et Bénévolat est mon premier co-lead. C’est un vrai parcours émotif : on passe par le rire, les pleurs et l’anxiété. Ça a fait de moi une meilleure comédienne, final bâton.

M. R. : Ça m’a apporté beaucoup d’ancrage, spécialement parce que c’est un texte qu’on reprend et qu’on reprend. Je pense qu’on est proche de notre 60e représentations. Ça permet d’aller chercher d’autres niveaux de jeu. C’est une grande chance.


L’autrice Maud de Palma-Duquet a remporté en 2022 le prix Gratien-Gélinas, qui souligne la relève dramaturgique québécoise, pour Bénévolat. La représentation du 4 février 2026 à 19 h, au Théâtre Outremont, s’inscrit dans la série Perspectives, une collaboration entre le Théâtre Outremont et la Faculté des arts et des sciences. Un tarif étudiant y est aussi offert.

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