À la rescousse du patrimoine imprimé de l’Université

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Par Marty Daoust
mardi 24 septembre 2019
À la rescousse du patrimoine imprimé de l’Université
Marie-Josée Lapalme devant des affiches de la Première Guerre mondiale de la collection de la BLRCS. Jusqu'à son entrée en fonction en juillet dernier, les tâches dont elle est maintenant chargée étaient assurées de manière sporadique par des employés temporaires. Crédit : Jacob Côté
Marie-Josée Lapalme devant des affiches de la Première Guerre mondiale de la collection de la BLRCS. Jusqu'à son entrée en fonction en juillet dernier, les tâches dont elle est maintenant chargée étaient assurées de manière sporadique par des employés temporaires. Crédit : Jacob Côté
La Bibliothèque des livres rares et collections spéciales (BLRCS) de l’UdeM embauche une technicienne en muséologie, dont la fonction avait jusqu’ici été assignée de manière sporadique. Cette mesure inédite a été prise afin de mieux assurer la pérennité de la collection, qui comprend des œuvres de l’antiquité, des affiches de guerre et des livres d’une valeur inestimable.

La BLRCS a embauché en juillet dernier la diplômée en techniques de muséologie du Collège Montmorency Marie-Josée Lapalme. Selon le chef de bibliothèque, Danny Létourneau, la BLRCS connaît une croissance constante grâce aux dons et aux budgets qui lui sont accordés.

Délicatesse et expertise sont primordiales dans ce métier, selon  Mme Lapalme. « Nous possédons des objets qui vont au-delà des valeurs monétaires, affirme-t-elle. Il s’agit de préserver le patrimoine ! »

Travail de moine

La technicienne s’occupe du nettoyage des œuvres, de leur transport et des petites restaurations qui s’imposent. Si le document est trop endommagé, elle explique en confier la restauration à un spécialiste. « Il est important de s’assurer des conditions dans lesquelles les documents logeront, sans quoi, ils risquent de s’abîmer, informe Mme Lapalme. Ma fonction est de faire de la conservation préventive. »

M. Létourneau affirme que la technicienne accomplit un « travail de moine » : en plus d’assurer la conservation de la collection, Mme Lapalme s’occupe de diffuser les œuvres en les disposant sur des supports en acrylique qu’elle construit elle-même. Elle fabrique également des boîtiers pour préserver certains livres anciens.

Le public pourra observer son travail jusqu’au 30 avril 2020, dans le cadre d’une exposition sur le scientifique Léo Pariseau, au 4e étage du pavillon Samuel-Bronfman. Il est également possible d’accéder à la collection les premiers mardis de chaque mois.