Les Fêtes de fin d’année approchent à grands pas, et certain·e·s étudiant·e·s s’apprêtent à vivre ces moments conviviaux d’une tout autre manière. Quartier Libre est allé à la rencontre d’étudiant·e·s internationaux·ales de l’Université de Montréal pour savoir comment ils et elles vivent l’éloignement avec leurs proches pendant cette période, entre nostalgie, adaptation et nouvelles traditions.
Fatima Attouane, étudiante de deuxième année au baccalauréat en psychoéducation

« Je ne fête pas vraiment les Fêtes de fin d’année ni ici ni au Maroc, en raison de ma religion. Le début de l’année, c’est juste une nouvelle année, ce n’est pas un grand changement pour moi. Il y a deux fêtes au Maroc que je fête : l’Aïd après le ramadan et l’Aïd al-Adha. Ma famille me manque énormément pendant celles-ci, malgré le fait que je sois mariée et que j’aie deux enfants. En général, les Fêtes de fin d’année, on ne les fête pas dans ma famille. »
Laëna Pellegrino, étudiante de première année au baccalauréat en criminologie

« C’est un peu dur et spécial, surtout que c’est la première année que je ne le fais pas avec ma famille. On a prévu de louer un chalet avec des amis que j’ai rencontrés pendant la semaine d’intégration. On fêtera donc Noël là-bas et je rentrerai à Montréal après, parce que je travaille. Je ne sais pas encore ce que je ferai pour le Nouvel An. »
Heaven Jacques, étudiante de troisième année au baccalauréat en droit

« Quand je suis arrivée il y a trois ans, c’était compliqué, et mon copain n’était pas là. Comme je suis fille unique, j’avais l’habitude de ne fêter Noël qu’avec mes parents, donc au début, c’était un peu bizarre. Heureusement, j’avais des amis de Tahiti qui vivaient à Montréal comme moi, donc j’ai pu les voir. Maintenant, on a une petite tradition : on fait un repas ensemble chaque année. Cette année, on va encore le faire. J’ai de la chance d’avoir du monde que je connais à Montréal avec qui je peux passer les Fêtes. Finalement, je ressens un rattachement avec ma famille, parce que c’est un peu la même ambiance qu’en Polynésie française. »
Antoine Boubay, étudiant de première année à la maîtrise en études internationales.

« C’est un petit peu difficile de ne pas voir ma famille, surtout que c’est la première année où je suis loin de mes proches pour les Fêtes, mais je vis ici avec ma copine, donc on va les passer ensemble. Soit on va rester à Montréal, soit on va aller ailleurs au Canada. C’était notre choix de rester ici pour la fin de l’année. On voulait visiter le Canada et profiter de Montréal, puis les billets d’avion pour rentrer chez nous sont trop chers à cette période de l’année. On préférait économiser. »
Gaspard Bensa, étudiant de troisième année au baccalauréat en études internationales

« Je le vis très bien, parce que j’habite ici depuis sept ans et que j’ai l’habitude de ne pas rentrer pour les Fêtes. Noël à Montréal, c’est super : il y a de la neige et l’ambiance est vraiment agréable en général. Je suis arrivé ici quand j’étais mineur et je me suis créé ma petite famille. Je passe donc les Fêtes avec mes amis, ou alors je fais du sport avec mon équipe de boxe. »
Simon Pahud, étudiant de première année à la maîtrise en sciences criminelles

« J’avoue que c’est assez spécial. Je viens de Lausanne, en Suisse, et je fais un semestre ici en échange. La période des examens est aussi différente : en Suisse, on a nos examens après les Fêtes, alors qu’ici, c’est avant. En ce qui concerne les Fêtes, je les ai toujours vécues en famille, je ne sais pas trop comment ça va se passer cette année, mais je n’ai pas peur de vivre cette période. C’est différent, mais on grandit, c’est normal. Puis j’appellerai ma famille en visio. Je connais aussi des gens avec qui je pourrai passer ce moment. »