Campus

Vision périphérique

L’appareil NeuroTracker est de plus en plus
convoité par les grandes équipes sportives.
Cet appareil permettant de développer la
vision périphérique des athlètes est le fruit de
la société CogniSens, et de grands clubs sportifs
s’y intéressent. C’est aussi une invention
toute udemienne.

Jocelyn Faubert, professeur à l’école d’optométrie
de l’UdeM, s’est penché sur le problème
de la vision périphérique. C’est ce qui
l’a amené à concevoir cet appareil qui permet
de développer et d’optimiser l’utilisation du
champ visuel.

Quartier Libre a eu la chance d’essayer le
NeuroTracker. L’utilisation est simple : on
s’équipe de lunettes imposantes et on entre
dans un minicinéma 3D. Huit balles statiques
et identiques sont affichées. Durant quelques
secondes, quatre d’entre elles sont identifiées
par des couleurs. Redevenues identiques, les
huit balles se mettent en mouvement et s’immobilisent.
Il faut être capable de retrouver les
quatre qui ont été identifiées au début. Rien
d’exceptionnel au premier abord. Mais les
niveaux changent en augmentant la vitesse des
balles. L’exercice demande rapidement une
très grande concentration. «On a remarqué
des différences de score selon le niveau des
athlètes, affirme le chercheur. En Angleterre,
les joueurs de soccer de première division
sont plus performants que ceux des échelons
inférieurs.»

La technologie développée à l’UdeM par
M. Faubert fait bonne figure auprès d’équipes
sportives très connues. «Le club de soccer
anglais Manchester United a été le premier
à se montrer intéressé», affirme M. Faubert.
De plus, les premières impressions sur l’efficacité
des exercices de vision périphérique
avec le NeuroTracker sont positives. «On met
les athlètes dans des conditions de jeu optimales,
explique Jocelyn Faubert. Avec un
entraînement soutenu, les prises de décisions
sont plus naturelles et plus rapides.»

D’autres clubs se sont aussi entichés du
NeuroTracker. C’est le cas du Stade Toulousain
(rugby) et de quelques équipes de la LNH
comme les Sénateurs d’Ottawa et les Penguins
de Pittsburgh. «Avec le bouche-à-oreille, nous
sommes très sollicités, en ce moment, affirme,
M. Faubert. Cela nous permet de développer
notre technologie sur du concret.»

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