Les Services à la vie étudiante (SVÉ) de l’Université de Montréal (UdeM) organisent fréquemment des séances de sonothérapie. La plus récente, le mercredi 26 novembre au quatrième étage du pavillon Maximilien-Caron, a eu lieu dans le cadre de la Semaine de la relaxation, qui se déroule jusqu’au 28 novembre 2025.
Sonothérapeute depuis deux ans, Sandrine Puccini a exercé plusieurs emplois en lien avec la relation d’aide depuis 20 ans. C’est elle qui anime la séance, semblable à de la méditation guidée. Elle s’est intéressée à la sonothérapie en raison de son attrait pour la musique et les sons, et souhaite « créer un petit cocon où on se détend » pour les personnes qui font appel à ses services.
Pendant une séance, les participant·e·s gardent les yeux fermés et restent allongé·e·s ou assis·es, selon leur préférence, et sont ensuite exposé·e·s à des sons. Mme Puccini utilise notamment le diapason afin de « créer un sentiment de paix ». À la fin de l’activité, le public observe un moment de silence pour assimiler les bienfaits de celle-ci et « laisser la possibilité au corps de se souvenir des sensations. »
La Faculté de médecine de l’UdeM dispose depuis 2014 du centre Présence en médecine intégrative.
Dans un communiqué publié en février 2020 portant sur celui-ci, l’ancienne doyenne de la Faculté de médecine et médecin ophtalmologiste, Hélène Boisjoly, indiquait que la médecine intégrative ciblait les habitudes de vie.
Ainsi, l’objectif de celle-ci est d’offrir des services aux personnes « en situation de maladie », mais aussi à « tous ceux qui veulent cultiver leur résilience, leur santé ainsi que leur plein potentiel. »
Santé intégrative
Mme Puccini travaille auprès de plusieurs publics, majoritairement en proposant des séances de groupe. « La semaine passée, je suis allée aux soins palliatifs », précise-t-elle. Elle insiste sur le fait que son activité sert uniquement au bien-être et à la gestion du stress. « Jamais je ne dirai que je vais guérir quelqu’un avec la sonothérapie », ajoute-t-elle.
Cette pratique est associée aux approches complémentaires de la santé intégrative, au même titre que l’acupuncture, la méditation et l’ostéopathie. Si son efficacité ne dispose pas de données probantes comme la médecine conventionnelle, des professionnel·le·s du réseau de la santé estiment qu’elle peut toujours aider en guise de complément aux traitements médicaux.
Mme Puccini est convaincue : la sonothérapie a des effets immédiats relaxants et entraîne « une baisse du rythme cardiaque, de la respiration et du niveau de stress ». La pratique est pertinente «dans une société où il y a beaucoup de stress et, quand on est malade, c’est du stress aussi, justifie-t-elle. « Il n’y a jamais trop d’accompagnement pour le stress, à mon avis », termine-t-elle.
Article modifié le 27 novembre. Une précédente version indiquait que Mme Puccini est sonothérapeute depuis 20 ans, alors qu’elle s’y est initiée il y a deux ans.