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Représenter l’Argentine à l’ONU

Après avoir représenté les États-Unis en 2012, la délégation de l’UdeM représentera l’Argentine à la prochaine simulation des Nations Unies, qui aura lieu au siège de l’organisation, à New York. Du 24 au 28 mars, les étudiants tenteront de se démarquer par leur leadership et leur habileté à négocier.

« Le but principal de la simulation, c’est de pouvoir maîtriser l’exercice de la persuasion», estime la déléguée en chef de l’équipe de l’UdeM, Nadine Moutia. Depuis septembre 2012, l’étudiante au baccalauréat en études internationales Nadine Moutia s’attarde à peaufiner les techniques de discours diplomatiques avec le deuxième délégué en chef, Sebastian Van Der Est et deux conseillers facultaires.

Ces derniers s’occupent de l’administration et de la formation des nouveaux délégués. En tout, vingt-trois délégués, dont dix anciens, sont répartis en équipes de deux personnes. Comme dans un véritable gouvernement, chaque équipe gère un portefeuille qui lui est attribué. Il s’agit, entre autres, des portefeuilles de la santé, de l’économie et de la condition féminine.

Le choix des candidats

Avant d’être sélectionnés comme délégués, les étudiants doivent passer deux examens écrits et oraux, en français et en anglais, avec des questions de culture générale et de mise en situation. Selon Nadine Moutia, les connaissances ne sont pas nécessaires pour se démarquer. « L’aisance orale, la spontanéité et l’improvisation sont des qualités que l’on recherche surtout, précise la jeune femme. Par exemple, savoir parler habilement de la situation au Cachemire, si l’on est un représentant de l’Inde et que l’on s’adresse au Pakistan. »

L’année dernière, la délégation de l’UdeM a reçu le prix du Distinguished Delegation Award, remis à dix universités dans le monde et considéré comme l’une des plus hautes distinctions de l’épreuve. « L’an dernier, on a eu la chance inouïe de représenter les États-Unis, qui est probablement le pays le plus intéressant à jouer lors de la simulation », explique le conseiller facultaire de la délégation et ancien délégué, Etienne Cloutier.

Selon lui, s’investir pleinement dans la délégation a ses avantages, comme ses inconvénients. « L’expérience est unique, avoue-t-il. Cependant, arrivé à New York, c’est cinq jours intensifs où l’on ne mange et ne dort pas. Ça nous donne un esprit d’équipe incomparable. »

Les participants qui ont des lacunes en anglais ont aussi la possibilité de se perfectionner. L’ancienne déléguée et étudiante au baccalauréat en études internationales Julie Loret se dit tout de même déçue par son expérience au sein de la délégation, même si cela a été l’occasion pour elle de parfaire son anglais. « Je m’attendais à une rencontre avec de vrais diplomates, témoigne l’étudiante. C’était davantage un grand jeu de rôle. »

Investissement dans tous les sens du terme

Tout au long de l’année, les délégués doivent chercher le financement et les commanditaires qui rendront possible leur voyage aux États-Unis. Ils organisent des campagnes de financement et des ventes de gâteaux et de livres. Ils peuvent également compter sur des dons privés et ceux de leurs commanditaires.

L’étudiante au baccalauréat en études internationales Chloé Bérubé déléguée en 2012 et à nouveau déléguée cette année, estime que la simulation à l’ONU est un défi personnel. « Je veux me dépasser, expérimenter et apprendre des choses qu’on n’a pas la possibilité de voir en cours », conclut-elle. Les délégués enchaînent les réunions de simulation. Ils pratiquent la négociation des affaires internationales, en attendant de pouvoir monter sur l’estrade principale de la grande salle de conférence à l’ONU.

 

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