De gauche à droite : Antoine Duplantis et Brian St-Amour, respectivement trésorier et président du café étudiant La Retenue © Samuel Girard

Réouverture du café La Retenue : un défi d’envergure

Le 3 novembre dernier, le café étudiant rattaché à la Faculté des sciences de l’éducation La Retenue a rouvert après six ans de fermeture. Il a pour objectif d’offrir une alternative alimentaire aux étudiant·e·s du pavillon Marie-Victorin. Les personnes derrière l’ouverture apprennent dans le feu de l’action comment gérer un café étudiant.

« On veut offrir un service aux étudiants, parce que malheureusement, des options alimentaires autour du pavillon Marie-Victorin, il n’y en a pas énormément », regrette le président actuel du café et étudiant de troisième année au baccalauréat en enseignement de l’univers social au secondaire, Brian St-Amour.

Le café étudiant vend ses produits quasiment au prix d’achat original pour rester abordable, explique le trésorier de La Retenue et étudiant de troisième année au baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement primaire, Antoine Duplantis.

L’aide de bénévoles est la raison pour laquelle ce fonctionnement est possible. Brian avoue qu’il voudrait rémunérer le personnel de La Retenue, mais que ce ne serait pas possible sans augmenter les prix. « On ne fait pas assez de ventes, on ne peut donc pas inclure des salaires dans un budget et rester ouvert », explique-t-il.

« On est quand même un organisme à but non lucratif, on n’est pas censé faire de profit, donc tous ceux qu’on fait reviennent vers les étudiants, » poursuit-il.

Bénévolat crucial

Le manque de bénévoles a toutefois déjà engendré la fermeture du café étudiant, en plus de la pandémie de la COVID-19, précise le président du café. En outre, le manque d’effectifs a aussi causé l’échec de l’une des deux tentatives précédentes de rouvrir La Retenue.

Depuis la réouverture, trouver des personnes qui souhaitent s’impliquer est également le principal défi à relever, selon Antoine. Il mentionne que la période de stages obligatoires des programmes de la Faculté des sciences de l’éducation engendre aussi une baisse du nombre de bénévoles et de la clientèle.

Brian n’est toutefois pas inquiet, car il anticipait ce type d’obstacle, et ajoute que « le but était d’ouvrir cette session-ci pour tester nos affaires et régler les problèmes qu’on ne peut pas prévoir ».

Le développement pour la suite

La création officielle du conseil administratif du café a eu lieu en mars dernier. Par la suite, celui-ci, composé de membres des trois associations étudiantes de la Faculté des sciences de l’enseignement, a passé des mois à trouver des fournisseurs, à chercher des subventions et à faire des réparations au local.

Brian et Antoine considèrent maintenant que la prochaine étape est d’ajouter des évènements communautaires pour la vie étudiante. Ils évoquent déjà l’idée d’organiser des soirées 4 à 7, des séances d’information sur les stages et des groupes d’études pour le redoutable Test de certification en français écrit pour l’enseignement (TECFEE).

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