Quartier Libre
Facebook Twitter Instagram LinkedIn FAÉCUM

Le quart des étudiants changent de programme après une année

icone Campus
Par Jean-Simon Fabien
mardi 22 février 2011
Le quart des étudiants changent de programme après une année

Question pour les étudiants de première année : honnêtement, comment trouvez-vous votre expérience universitaire? Après quelques semaines, la déception est peut-être au rendez- vous. Les cours sont aussi plates qu’au cégep. Le niveau n’est pas aussi élevé qu’espéré. Plus grave encore, le doute s’installe envers votre programme d’études. Êtes-vous normal ?

Rassurez-vous. Selon les chiffres de l’UdeM, entre 2003 et 2006*, un peu plus de 27 % des étudiants réorientent leur cursus scolaire après une année d’étude.

Malgré ce pourcentage élevé, le taux d’attrition chute radicalement après un changement de programme : il est à 3%!

Une réorientation devient ainsi, pour un quart des étudiants, un passage obligé pour obtenir son diplôme. Ce n’est pas un cliché : la majorité de ces transitions s’effectue en sciences sociales.

L’UdeM dénombre d’ailleurs 31 % de transferts après une année d’étude pour la Faculté des arts et sciences.

Pourquoi ? Probablement à cause de la nature «scientifique» des cours, détonnant grandement avec le manque de rigueur de la pédagogie cégépienne.

Plutôt fondé sur l’opinion et la prise de position — le slogan de l’UQÀM n’était-il pas «Prenez position»? —, l’enseignement de la politique, de l’histoire et de l’économie dans des programmes préuniversitaires a pour objectif d’initier les citoyens de demain à ces disciplines.

Il est donc normal que vous soyez déconcerté de l’abstraction théorique de vos cours d’économétrie, d’épistémologie de l’histoire et de comportements électoraux.

Ces cours ennuyeux donnent toutefois toute la signification au mot «science» dans «sciences sociales». C’est en gardant ces éléments en tête que vous pourrez faire un meilleur deuxième choix le 1er mars.

Vous ne serez pas stressé d’envoyer votre dossier de candidature cette fois puisque vous saurez exactement à quoi vous attendre. Vous garderez la tête froide quant à cette idée que l’université marque le début du reste de votre vie.

Vous serez même un peu agacé par son décorum et son simulacre de scientificité, mais vous saurez au moins que vous faites le bon choix.

*Les chiffres publiés dans cette chronique proviennent du document intitulé Cheminement étudiant à l’Université de Montréal à l’exclusion des écoles affiliées : étude de cohortes triennales. L’expert-conseil a accédé à ce document grâce au Bureau des communications et des relations