Opéramania : Si l’opéra m’était conté

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Par Charlotte Biron
mardi 24 janvier 2012
Opéramania : Si l'opéra m'était conté

Chaque vendredi soir depuis 18 ans, le musicologue Michel Veilleux commente des projections d’opéra de New York, de Milan ou de Londres dans le cadre des soirées Opéramania de l’UdeM. Sa passion pour l’opéra a conquis un public réuni par un vendredi soir de grand froid pour regarder et écouter la Tosca.

Le musicologue Michel Veilleux commente depuis 18 ans des projections d’opéra a l’UdeM (Crédit photo : Pascal Dumont).

Michel Veilleux ravit ses adeptes. À chaque présentation de captations, il parle de l’histoire de l’opéra présenté, de sa forme, de la mise en scène et des interprètes avec un enthousiasme indéniable et très partagé par son auditoire. Sa voix porte: grand-mère dure d’oreille et élève amorphe retrouvent l’orateur rêvé.

Opéramania attire un public fidèle, composé essentiellement de têtes blanches. D’abord créé comme complément aux Belles Soirées associées depuis longtemps au programme de l’Opéra de Montréal, Opéramania est ensuite devenu l’occasion de présenter aux néophytes et aux amateurs de grandes productions d’opéra, intégralement sur écran.

«Dans la mise en scène que nous allons voir, il y a une beauté plastique qui plaît au-delà de l’aspect intellectuel du travail», lance Michel Veilleux avant le visionnement de l’opéra Tosca de Giacomo Puccini mis en scène par Robert Carsen, une production de l’Opéra de Zurich (captation d’avril 2009). «Oh oui, Oh oui!» réagit une femme dans la troisième rangée visiblement acquise aux choix esthétiques de ce metteur en scène.

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« Vous remarquerez que les costumes sont de haute couture, ajoute le musicologue à la barre des soirées Opéramania. Parfois, Carsen privilégie même de la lingerie pour ses divas.» Un homme dans la quatrième rangée aime beaucoup: «C’est bien correct ça, de la lingerie!» Si quelques ronflements étaient perceptibles durant le premier acte de la Tosca, torture, passion amoureuse, meurtre et fusillade ont su tenir en haleine toute la salle pendant les deuxième et troisième actes. Puccini ne donne à personne dans la salle l’occasion de réfléchir. L’opéra est grandiose : c’est beau, c’est triste, c’est tragique.

En plus des présentations du vendredi soir, des projections Opéramania ont désormais lieu au campus de Longueuil depuis 2006 et au nouveau campus de Laval depuis 2011.