Le boycott est annoncé pour l’année 2016-2017, ce qui annulerait les étapes de sélection des candidatures et les journées de portes ouvertes dès cet automne. « Le mot d’ordre […] ne nous empêche pas d’agir sur les stages qui débuteront cette année», prévient le président de l’APQ, Charles Roy, par communiqué. L’APQ reproche notamment le manque de reconnaissance du travail des psychologues du secteur public ainsi que les mesures d’austérité menées par le gouvernement.
Pour les 1500 psychologues membres de l’APQ, il s’agit du moyen d’action privilégié pour marquer leur mécontentement. La présidente par intérim de la Fédération interuniversitaire des doctorants en psychologie (FIDEP), Pascale Brodeur, a confié son inquiétude pour les étudiants en psychologie au journal Métro. « On s’endette déjà en fin de parcours doctoral, parce qu’on n’a plus de prêts et bourses du gouvernement, et que nos stages sont non rémunérés. Ce serait très lourd d’arriver un an plus tard sur le marché du travail », a-t-elle déclaré.
Pour le moment, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, ne s’est pas exprimé à la suite de cette annonce.