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Les salaires des recteurs dans le viseur de Québec

Lors d’une récente entrevue accordée au Devoir le 24 août dernier, Hélène David a affirmé vouloir mieux encadrer la rémunération des recteurs et cadres universitaires du Québec à la suite d’un état des lieux. La forte disparité salariale observée par la ministre entre les universités la pousse ainsi à agir et à entamer un processus pour parvenir à un meilleur équilibre. « Tout est sur la table, a précisé Mme David au Devoir. On a demandé tout ça aux universités et on a eu les renseignements. On a un portrait à peu près complet de tout ce qui se fait, et c’est à partir de ça qu’on travaille sur le projet de loi. »

Cette volonté de contrôle des rémunérations, la ministre en a déjà fait part l’an dernier lors de la prise de position de la présidente du conseil d’administration de l’UQAM, Lise Bissonnette, qui s’insurgeait devant la trop grande disparité salariale entre les recteurs du réseau de l’Université du Québec et les universités dites « à charte ».

Les émoluments des recteurs font parler au Québec depuis maintenant quelques années, notamment avec la révélation l’an dernier du salaire du recteur de l’Université de Montréal, Guy Breton, qui s’élevait à une somme annuelle de  414?000 $ sans compter les avantages.

Le public a également appris au courant des dernières années que l’ancienne principale de McGill, Heather Munroe-Blum aurait quant à elle perçu un total de 1,2 million de dollars de remboursement durant son mandat et que les indemnités de départ perçues par deux anciens principaux de Concordia s’élèvaient à 1,7 millions de dollars.

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