Campus

Au delà des symboles

Quartier Libre : Quels sont les projets de votre association pour 2016 ?

Sébastien Brodeur-Girard : Nous avons toujours plein de projets. Notre association bénéficie d’une visibilité accrue depuis le lancement des nouveaux programmes en études autochtones l’automne dernier, et davantage de personnes souhaitent participer à nos activités. Notre intention est d’inviter des conférenciers autochtones à l’UdeM ce printemps. Les invités et les dates restent à confirmer, mais nous aimerions, entre autres, inviter une conférencière autochtone pour coïncider avec la Marche en hommage aux femmes autochtones disparues et assassinées le 14 février prochain. Nous allons aussi tenter d’organiser davantage d’activités culturelles, d’accorder une plus grande place aux enjeux autochtones à l’UdeM et de faire découvrir les cultures autochtones aux étudiants.

Q. L. : Percevez-vous une volonté politique au Canada et au Québec de traiter des différents enjeux autochtones ?

S. B-G. : Nous sommes enchantés par les symboles récemment lancés par le gouvernement fédéral. Au-delà de la promesse de mettre en œuvre les 94 recommandations de la Commission de vérité et réconciliation du Canada et le lancement de la Commission d’enquête sur les femmes autochtones disparues ou assassinées, nous espérons que ces gestes symboliques seront suivis d’actions concrètes. Par contre, nous espérons que le gouvernement québécois ne cédera pas toute l’initiative à Ottawa et participera aussi au mouvement de réconciliation avec les peuples autochtones. Il faut que les deux paliers gouvernementaux collaborent pour que de telles initiatives aient un véritable impact. Tous sont concernés.

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