Le français : véhicule d’intégration

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Par Administrateur
lundi 21 janvier 2019
Le français : véhicule d’intégration
Selon Times Higher Education, l’UdeM est la 4e université la plus cosmopolite au Canada. Crédit photo : Zacharie Routhier.
Selon Times Higher Education, l’UdeM est la 4e université la plus cosmopolite au Canada. Crédit photo : Zacharie Routhier.
Selon le vérificateur général du Québec, plus du tiers des personnes immigrantes admises au Québec entre 2010 et 2016 déclarent ne pas parler français. Deux étudiantes de l’École de langues de l’UdeM témoignent de l’importance pour elles d’apprendre la langue de Molière.

Par Ann-Léna Berryman en collaboration avec la rédaction

Monica Gomez, née en Colombie, est arrivée au Québec il y a un an. Ayant obtenu un diplôme en marketing avant d’immigrer, elle souhaite maintenant apprendre le français pour occuper un poste en ressources humaines, secteur qu’elle juge moins compétitif et plus convivial.

« Le marketing là-bas, c’était un secteur stressant, révèle-t-elle. Les horaires, le milieu de travail et les conditions sont difficiles. » Arrivée dans la métropole il y a cinq ans, Lei Wang apprécie le mode de vie des Québécois. « Ici, les gens vivent lentement, dit-elle. En Chine, ils font seulement attention au résultat. Moi, je préfère profiter du processus. »

L’apprentissage du français lui ouvrira, espère-t-elle, des perspectives universitaires et professionnelles lui permettant de s’intégrer pour de bon à sa société d’accueil. « En Chine, je travaillais à l’hôpital et j’étais technicienne de laboratoire », relate l’étudiante. Elle dit vouloir retourner à l’Université une fois que ses enfants auront grandi, dans l’optique de réintégrer le marché du travail.

Des défis à relever

Pour les deux femmes, la barrière linguistique a représenté le plus gros obstacle lors de leur arrivée. « Les gens parlaient vite et utilisaient des mots que je ne connaissais pas, raconte Monica. Je ne comprenais pas ce qu’ils disaient. » Elle précise pourtant avoir déjà suivi un cours de français avant de s’installer ici, tout comme Lei.

« Au départ, c’était quand même plus difficile, admet Monica. J’étais enceinte et j’ai dû rester chez moi pendant un mois. » Durant ce mois passé à la maison, elle a souffert de ne pouvoir continuer son apprentissage du français et de ne pas établir de nouveaux rapports sociaux.

Lei témoigne d’une histoire similaire. « Quand je suis arrivée ici, j’ai appris le français pendant un an, précise-t-elle. Après, j’ai dû rester à la maison pour le bébé. Maintenant qu’il est au service de garde, je peux recommencer à apprendre le français. »

Pour la famille

L’une de ses filles est en deuxième année du primaire. Selon elle, apprendre le français l’aide également à soutenir ses enfants dans leurs études. « Je dois essayer de communiquer avec le professeur en français, avance-t-elle. Toutes les informations sont en français. »

Ni la communication ardue, ni le climat hivernal inhospitalier, ni les obstacles professionnels n’ont fait regretter aux étudiantes leur choix de tenter l’aventure montréalaise. « Mes filles sont très contentes ici, se réjouit Lei. Elles aiment l’école ! »

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