Le Centre international de criminologie comparée lance son balado 

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Par Anaïs Amoros
jeudi 29 avril 2021
Le Centre international de criminologie comparée lance son balado 
Crédit photo : S. Hermann & F. Richter Pixabay
Crédit photo : S. Hermann & F. Richter Pixabay
Pour vulgariser les liens complexes entre crime et société, ainsi que police et communauté, le Centre international de criminologie comparée (CICC) de l’UdeM a lancé le 26 avril dernier son balado, Le Panoptique. Le premier épisode de 20 minutes porte sur les théories complotistes.

« Il y a de la criminologie partout dans l’actualité et on ne prend pas le temps d’entrer en profondeur dans plusieurs enjeux », déclare le directeur du CICC, Rémi Boivin, à l’initiative du balado. Chacun des neuf épisodes, qui seront diffusés sur Spotify, YouTube et Apple Podcast chaque lundi, dure entre 10 et 20 minutes.

Le CICC diffuse déjà le balado Enquête de criminologie, lancé en 2020 par les doctorants à l’École de criminologie de l’UdeM Vincent Mousseau et Marie-Ève Dubois, mais celui-ci s’apparente plus à une discussion entre un chercheur et un praticien. Le Panoptique se veut journalistique, vulgarisateur et grand public, selon l’animatrice de du programme et doctorante en sciences des communications, Amandine Hamon. Cette dernière précise que le balado traduit la complexité de certains chercheurs. « C’est difficile d’emmener certains chercheurs à vulgariser, ça a demandé un effort de traduction », souligne-t-elle.

Épisode 1 : Les théories complotistes

« Les théories complotistes sont déjà bien connues du grand public, mais il y a d’autres sujets comme les scènes de crimes, explique Amandine. C’est quoi le métier de technicien de scène de crime ? C’est quoi une preuve versus une trace ? Et quand on n’est pas criminologue, c’est très compliqué de faire la différence ou juste de comprendre les subtilités. »

cism

Au programme des prochains épisodes du balado, un sujet sera consacré aux personnages virtuels dotés d’une intelligence artificielle, créés pour former les futurs intervenants en justice. La formation de ces derniers est théorique. « Le problème, c’est que pour prendre des décisions de justice, il faut prendre le pouls de l’état de violence de la personne, et il y a peu d’entrainement pour ça, précise Amandine. En développant ce genre d’outils, on s’entraîne. On paye des délinquants pour récolter des types de réponses à mettre dans les bases de données. »

Le Panoptique abordera également la santé mentale des personnes judiciarisées, le profilage ou encore le bureau des enquêtes indépendantes.