La grève des chargé·e·s de cours de l’UQAM est évitée de peu

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Par Paul Fontaine
lundi 11 avril 2022
La grève des chargé·e·s de cours de l’UQAM est évitée de peu
Les négociations de dernière minute ont permis d'obtenir une hypothèse de règlement au conflit de travail qui dure depuis plus d'un an. Image : Wikimedia Commons.
Les négociations de dernière minute ont permis d'obtenir une hypothèse de règlement au conflit de travail qui dure depuis plus d'un an. Image : Wikimedia Commons.

Alors qu’une grève générale illimitée menaçait de « paralyser » l’UQAM, le Syndicat des professeures et professeurs enseignants de l’Université (SPPEUQAM) a annoncé tôt le lundi 11 avril au matin un possible dénouement des négociations avec la direction. Les cours sont donc maintenus.

Au terme d’ultimes négociations qui se sont conclues dans la nuit du 10 au 11 avril, le SPPEUQAM a obtenu une « hypothèse de règlement de la part du conciliateur ». « Cela sera alors aux membres d’en débattre et de décider si cette hypothèse rejoint leurs aspirations et leurs revendications », indique le président du SPPEUQAM, Olivier Aubry.

Ce retournement de situation survient de justesse. Le 16 mars dernier, 90 % des membres du Syndicat avaient voté en faveur d’un mandat de grève à enclencher au moment jugé opportun. Le 4 avril dernier, il avait annoncé que la grève serait mise en branle le 11 avril, à moins d’une entente à l’issue des négociations. Puisque l’hypothèse de règlement a été obtenue à la dernière minute, M. Aubry a précisé qu’aucun membre ne serait pénalisé·e si elle ou il ne se présentait pas à son cours.

Plus d’un an de négociations

Les négociations entourant le renouvellement de la convention collective du SPPEUQAM durent depuis plus d’un an. En effet, le Syndicat et la direction de l’UQAM ont pris part en tout à plus d’une trentaine de rencontres. Au cœur du litige se trouvent les conditions de travail des chargé·e·s de cours. Au fil des rencontres, les points de discordes se sont multipliés, poussant le Syndicat à se gréer d’un mandat de grève pour faire pression sur la partie patronale.

« La direction de l’UQAM propose même des reculs par rapport à la convention collective actuellement en vigueur », s’indignait le 17 mars dernier M. Aubry. Ces reculs concernaient notamment l’augmentation de la période de probation, la réduction de la durée du lien d’emploi, la perte de la qualification pour les cours non donnés après cinq ans et la perte de pointage comme pénalité à l’annulation d’un cours.