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La CREPUQ veut encore plus d’argent

La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) estime à 850 M$ le sous-financement de leurs institutions. La présidente de la Fédération des étudiants universitaires du Québec (FEUQ), Martine Desjardins, regrette que la CREPUQ présente encore une étude comparative pour exiger la hausse des frais de scolarité.

«C’est une vente aux enchères à la CREPUQ, ironise Martine Desjardins. À chaque semaine, il y a un manque à gagner de 200 M$ qui s’ajoute à la demande des recteurs.» Mme Desjardins soutient que la CREPUQ compare uniquement le budget de fonctionnement des universités du Québec avec ceux des autres universités canadiennes sans tenir compte de l’ensemble des fonds mis à leur disposition.

La CREPUQ assure que son étude sur le sous-financement est fiable. Elle affirme avoir utilisé des données qui proviennent de l’Association canadienne du personnel administratif universitaire (ACPAU) et de Statistique Canada.

La FEUQ n’est pas du même avis et conteste la méthodologie de la nouvelle recherche. « Cette étude ne serait même pas acceptée dans le cadre d’une maîtrise ! s’étonne Mme Desjardins. La CREPUQ tourne les coins ronds pour utiliser les fonds ailleurs.»

Dans un communiqué datant du 15 janvier 2013, la présidente du Conseil de la CREPUQ et rectrice de l’Université de Sherbrooke, Luce Samoisette affirme que le sous-financement met « en péril la qualité de la formation universitaire. »

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