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La 6e édition du Forum St-Laurent sera pour la première fois en ligne et gratuite

Participer au FSL est l’occasion de rencontrer et d’échanger avec des experts du monde entier. L’admission est d’habitude payante, mais l’édition virtuelle permet l’économie de certains coûts et pour la première fois, l’accès sera gratuit. « Ce genre d’événement est généralement payant, déclare la directrice scientifique de l’édition 2021, Marie-Joëlle Zahar. Même si on a des contributions financières de la part de nos partenaires, il faut récupérer les coûts des salles de conférences, des hôtels, etc., mais cette année, le forum est ouvert à tout le monde gratuitement, donc c’est une opportunité. »

Édition virtuelle : pas de réseautage, mais une variété de formats d’activités

« Les formats webinaires ne permettent pas le réseautage, ils ne facilitent pas la familiarité et la proximité qu’il peut y avoir entre les participants lors des éditions tenues en personne », explique Mme Zahar.

Néanmoins, la directrice scientifique souligne que l’édition en ligne permet de varier le format. « Alors que les éditions précédentes étaient principalement organisées autour de panels, nous avons, cette année, de nouvelles offres, poursuit-elle. Parmi elles, de grandes entrevues avec des experts, des capsules vidéo pour présenter les recherches sur la sécurité internationale et un concours de notes de politiques seront offerts. »

Le FSL consacrera, le 6 mai, l’un de ses événements aux notes politiques étudiantes. Les gagnants du concours d’écriture de note politique, qui était ouvert aux étudiants de cycles supérieurs jusqu’au 18 avril dernier, y présenteront leurs analyses, qui seront également publiées sur le seul réseau pancanadien bilingue d’experts en sécurité internationale,

Un rendez-vous exclusivement francophone

Selon les informations données sur le site Internet du FSL, l’un des objectifs est de « mettre en valeur l’approche francophone riche et originale des relations internationales, et former un pendant francophone à la Security Conference de Munich, au Global Strategic Review à Londres et à l’International Security Forum d’Halifax. »

Mme Zahar précise que l’ambition du Forum est, à terme, de s’imposer en tant que grand rendez-vous de sécurité internationale et de devenir l’un des rares, sinon le plus grand, en français. « Malheureusement, la plupart des manifestations de ce genre-là, à Genève ou à Paris, se déroulent en anglais, regrette-t-elle. Or, dans notre expérience, nous remarquons qu’il y a une sensibilité et une perspective différentes lorsque nous parlons des enjeux de sécurité internationale en français. »

Des experts internationaux pour une multitude d’angles différents

Une vingtaine d’intervenants au minimum seront présents au FSL, selon Mme Zahar. « Notre seul regret est que nous avons cherché des intervenants basés physiquement en Afrique et au Moyen-Orient, mais pour de multiples raisons, nous n’avons peut-être pas réussi à les rejoindre pour cette édition », rapporte la directrice scientifique. Cependant, elle précise que les intervenants de cette édition 2021 permettront de mettre en avant ces secteurs géographiques ainsi que l’Asie, la Chine, l’Inde, l’Europe et les États-Unis. Par exemple, l’économiste Zakaria Sorgho, chercheur de l’Université Laval et cofondateur du Centre africain pour le commerce international et le développement, un think tank basé à Ouagadougou, participera à la table ronde « Le nationalisme et la mondialisation économiques dans l’après-COVID », le 5 mai.

Selon les informations du FSL, le Forum se positionne comme un rendez-vous incontournable de l’expertise francophone sur les grands enjeux de sécurité internationale. Il a pour objectif d’aborder celle-ci sur le plan humain, environnemental, économique et énergétique. Il aborde également les rivalités géopolitiques et stratégiques entre les États et étudie la sécurité nationale.

Le FSL est une plateforme d’échanges, au cours de laquelle les dialogues sont croisés entre universitaires, politiciens, praticiens, experts, journalistes, membres du monde des affaires et des étudiants, d’après Mme Zahar. Cette dernière souligne qu’au-delà de la question de ces enjeux dans une perspective analytique, le but du Forum est aussi de réfléchir à d’éventuelles solutions.

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