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J’ai bu de l’eau pendant l’interdiction. Est-ce grave ?

La consommation d’eau infectée peut occasionner des désagréments comme des maux de ventre et des diarrhées et, dans certains cas, des complications plus sévères. Seules des analyses bactériologiques permettent de déterminer si celle-ci est propre à la consommation.

La plupart des interruptions d’eau potable qui ont lieu à l’UdeM sont attribuables à des travaux sur son réseau de canalisation, selon le professeur titulaire au Département de chimie et spécialiste en traitement des eaux, Sébastien Sauvé. «Bien souvent, les coupures ne sont pas liées à la présence de plomb ou de pesticides, mais à l’eau qui s’est infiltrée dans les tuyaux», explique-t-il.

Lorsqu’il y a fuite, il peut y avoir risque d’infection bactérienne pour ceux qui consomment l’eau. «Pour des individus en bonne santé, si les bactéries sont banales [NDLR: Aussi appelées saprophytes, ces bactéries se nourrissent de déchets générés au sein d’un organisme vivant, mais ne s’y développent pas], elles peuvent occasionner des diarrhées », précise M. Sauvé. Celui-ci indique toutefois que dans le cas d’individus au système immunitaire très affaibli, les ennuis sur la santé peuvent être plus sévères. Il évoque le tragique évènement de Walkerton au printemps 2000, alors qu’une souche de bactéries très virulente avait causé la mort de sept personnes.

Il précise qu’une eau contre-indiquée n’est pas forcément contaminée. «Une fois que les canalisations sont purgées, il faut faire des tests pour vérifier que l’eau n’est pas infectée. Ces tests peuvent prendre de 24 heures à 48 heures », atteste M. Sauvé. L’Université doit attendre le résultat de ces analyses avant de pouvoir lever formellement l’interdiction.

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