Habiter le campus

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Par Michaele Perron-Langlais
lundi 30 janvier 2017
Habiter le campus
Les logements des résidences de l’UdeM sont répartis à travers trois pavillons, le 2350, boulevard Édouard-Montpetit, le 2442, boulevard Édouard-Montpetit et le pavillon Thérèse-Casgrain. Crédit photo : Mathieu Gauvin.
Les logements des résidences de l’UdeM sont répartis à travers trois pavillons, le 2350, boulevard Édouard-Montpetit, le 2442, boulevard Édouard-Montpetit et le pavillon Thérèse-Casgrain. Crédit photo : Mathieu Gauvin.
Avec ses 923 logements, les résidences de l’UdeM accueillent chaque session plusieurs centaines d’étudiants. Si beaucoup s’y installent en raison de la proximité avec les salles de cours, ils découvrent qu’il existe plusieurs facettes à ce mode de vie.
« Tout le monde est ouvert et sympathique ici. Les gens sont prêts à aider. S’il te manque quelque chose pour cuisiner, tu n’as qu’à cogner à quelques portes et tu risques de trouver ce que tu cherches. »
Romain Kadje Kenmogne, doctorant en statistiques au Département de mathématiques et statistique.

Pour les résidants, côtoyer des centaines d’inconnus au quotidien n’est pas toujours reposant, mais cela fait partie de l’expérience. « Même si on partage les toilettes et la cuisine, au moins, dans notre chambre, on a notre propre espace, raconte l’étudiante en anthropologie Bleine Dhellot, qui habite aux résidences depuis septembre. Et on rencontre des gens ! »

Trois à quatre fois par mois, le Comité de vie en résidence (CVR) propose aux étudiants de se réunir dans le cadre de différentes activités. « Par exemple, il y a eu un tournoi de Mario Kart, une partie d’impro, une soirée massage, indique la coordonnatrice des activités du Comité depuis l’automne dernier, et étudiante au baccalauréat en administration des affaires à HEC, Émilie Côté. La dernière activité était une soirée poker. Ça a été un succès ! » Elle explique que chaque activité attire habituellement entre 20 et 30 participants, qui, bien souvent, se réunissent sur Facebook et commencent à se fréquenter.

Le CVR est composé de cinq agents de ressources et est chargé de créer une atmosphère conviviale entre les étudiants. « Les agents s’occupent de répondre aux questions et d’aider les étudiants les soirs et les fins de semaine, quand l’accueil est fermé, explique Émilie Côté. Mon rôle est d’organiser les activités. » Les étudiants qui occupent un poste au sein du CVR sont rémunérés par l’UdeM pour leur travail, et sont supervisés par la coordonnatrice de la vie en résidence.

Un environnement propice aux rencontres

D’autres occasions de faire des rencontres existent au sein des résidences de l’UdeM. Certains étudiants, comme le doctorant en statistiques au Département de mathématiques et statistique Romain Kadje Kenmogne, soulignent l’avantage des espaces communs, destinés aux jeux ou aux études, pour favoriser les échanges. « Tout le monde est ouvert et sympathique ici, mentionne-t-il. Les gens sont prêts à aider. S’il te manque quelque chose pour cuisiner, tu n’as qu’à cogner à quelques portes et tu risques de trouver ce que tu cherches. »

Plusieurs s’entendent d’ailleurs pour dire que les étudiants qui s’installent aux résidences sont ouverts et accueillants. « L’ambiance est bonne, les gens s’entendent vraiment bien, affirme l’étudiante à la Faculté des arts et des sciences de l’UdeM Marie Codet, arrivée à Montréal il y a moins d’un mois dans le cadre d’un échange étudiant. Ça m’a permis de rencontrer beaucoup de monde. »

L’envers du décor

Malgré tout, plusieurs étudiants qui habitent les résidences n’y voient pas que des avantages. « Comme les cuisines sont en bas, il faut descendre les casseroles, les poêles, et ensuite tout remonter à notre chambre, explique Marie. Les murs sont très fins, on entend pas mal tout ce qui se passe. » Le manque d’espace dans les chambres est également critiqué par des résidants.

Ces inconvénients pourraient en partie expliquer que, malgré les aspects positifs, peu restent plus d’un an. « Les gens qui vivent ici, ça se renouvelle vraiment à chaque session, encore plus à l’automne », constate Romain, qui habite l’endroit depuis maintenant cinq ans. Il n’a jamais quitté les résidences, notamment en raison de la proximité du Centre d’éducation physique et des sports de l’UdeM (CEPSUM), des classes, et de la présence des salles communes.

Selon Émilie, les étudiants restent peu de temps dans ces logements car les quelques mois qu’ils y ont passés leur ont permis de rencontrer des gens et de découvrir les alentours de l’Université. Elle conclut que ce choix demeure idéal, particulièrement pour les nouveaux venus dans le secteur de l’UdeM.

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