Pavillon de la Faculté de l'aménagement. Crédit photo : David Fillion

Fermeture de la Coopérative de la Faculté de l’aménagement de l’UdeM : les étudiant·e·s se mobilisent 

La fermeture de la Coopérative de la Faculté de l’aménagement (Coopsco), a laissé plus qu’un vide logistique. Au cœur du pavillon, ce café représentait un espace central de la vie étudiante. Il était un lieu de rencontres et de discussions informelles, essentiel à la socialisation et au sentiment d’appartenance des étudiant·e·s. 

« On y faisait des 5 à 7, il y avait réellement un côté social à ce café », souligne l’étudiante de troisième année au baccalauréat en architecture de paysage et membre du Regroupement des étudiantes et étudiants en architecture de paysage (RÉAP) Alice Allard. 

Cette fermeture n’est pas un cas isolé. En janvier 2026, Quartier Libre a en effet rapporté les détails de celle du café Acquis de droit, au pavillon Maximilien-Caron, après l’annonce d’insolvabilité de la Coop Droit. La situation a également été liée à la faillite de la Coop aménagement en décembre 2025, qui a entraîné la fermeture d’autres cafés sur le campus, dont Établi (Faculté de l’aménagement) et Le Triton (Faculté de musique). 

La Coopérative relance la mobilisation

Après la fermeture soudaine de l’Établi, les six associations étudiantes de la Faculté de l’aménagement (l’Association des cycles supérieurs en aménagements [ACSA], le Regroupement étudiant en architecture [RÉA], le Regroupement des étudiants au baccalauréat en urbanisme [RÉBU], le Regroupement des étudiants et étudiantes à la maîtrise en urbanisme [RÉMU], le Regroupement étudiant en design [RED] et le RÉAP) se sont réunies pour la première fois. L’objectif ? Remettre sur pied un café, par et pour les étudiant·e·s. 

« Depuis le jour numéro un, je consomme régulièrement à la Coop, de son café à son imprimerie », confie la finissante au baccalauréat en architecture de paysage Inès Djeddou.

Cette initiative a rapidement dépassé la simple réouverture d’un service. Elle est devenue un véritable mouvement unificateur, créant un sentiment de communauté au sein de la Faculté. Des enseignant·e·s ont aussi offert du temps à titre bénévole pour assurer le bon fonctionnement du projet. 

Un espace qui faisait communauté

« La création d’un café étudiant nous a surtout permis d’ouvrir un canal de communication entre les associations », précise Alice. Depuis, des activités conjointes ont émergé, parfois même en dehors de l’Université, permettant ainsi de développer des liens entre les différents acteurs de la Faculté. 

Dans un programme exigeant, rythmé par les travaux d’équipe, les étudiant·e·s passent une grande partie de leur temps ensemble. « On passe notre vie à l’école, ça devient une famille », poursuit Alice. 

Dans ce contexte, le café étudiant, tout comme les initiatives qui en découlent, donne la possibilité de développer une dimension essentielle de la vie étudiante : un endroit facilitant les rencontres dans un cadre extérieur aux études.

Les six associations étudiantes, épaulées par la coopérative de la Faculté de l’aménagement et soutenues par les enseignant·e·s, ont commencé par déposer une demande de subvention. À long terme, elles souhaitent mettre sur pied un organisme à but non lucratif qui assurerait la pérennité du café étudiant, sans risquer leur stabilité financière.

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