La chef bibliothécaire à la Faculté de droit, Nathalie Bélanger, explique avoir eu l’idée en voyant plusieurs étudiants venir avec leurs jeunes enfants. « Ils [les enfants] avaient l’air de vraiment s’ennuyer, indique-t-elle. En plus, les parents stressent, parce qu’ils veulent faire vite leurs affaires pour que leur enfant ne s’ennuie pas trop ou qu’il se mette à déranger. » C’est ainsi qu’elle a eu l’idée de proposer aux usagers ces trousses destinées aux enfants, pour qu’ils puissent s’occuper.
Mme Bélanger précise qu’il ne s’agit pas là d’un service de halte-garderie, et le personnel de la bibliothèque n’a pas pour mission de s’occuper des enfants. « On a essayé d’axer les trousses sur des jeux et activités qui se font en solo, donc le parent n’a pas besoin de superviser », précise-t-elle. Les trousses sont faites pour différents groupes d’âge, soit pour les enfants âgés de 2 à 3 ans, pour ceux âgés de 4 à 6 ans, et pour les 7 ans et plus.
Pour une personne désireuse d’avoir accès aux trousses pour son enfant, la procédure est assez simple. « Quand un parent arrive, il donne sa carte d’usager comme s’il empruntait un livre, puis on lui prête la trousse », décrit-elle. En principe, le prêt est d’une durée de trois heures à l’intérieur de la bibliothèque, avec une possibilité de renouvellement.
L’idée des trousses de jeux s’inscrit dans un projet plus global de bien-être des usagers, selon la chef bibliothécaire. « On a fait des activités par le passé, comme la zoothérapie, les bars à bonbons ou la luminothérapie », détaille Mme Bélanger.
Ce projet de trousses à jouets a été subventionné par le fonds « Vos idées iront loin ! ». « Les employés de la direction des bibliothèques de l’Université sont sollicités pour faire des dons qui reviennent aux bibliothèques et qui permettent de réaliser ce genre de projets qui sortent un peu de nos standards, pour essayer ce genre d’initiative », explique la chef bibliothécaire. D’après elle, le budget pour cette initiative a coûté un peu moins de 1 000 $.