TVA Nouvelles révélait en février dernier la présence de ces livres jugés radicaux dans une bibliothèque pourtant subventionnée par l’Université. « Au Canada, il n’est pas illégal d’avoir ces livres dans une bibliothèque, donc nous ne les retirons pas et nous n’avons d’ailleurs jamais dit que nous allions les enlever », explique la porte-parole de l’Université Concordia, Christine Mota. À l’origine de la controverse, les ouvrages de Yusuf al-Qaradawi, Abu Ameenah Bilal Philips et Abdur Raheem Green, tous connus pour leur vision extrême de la religion musulmane.
« Il n’y a aucune raison de s’inquiéter avec cela », affirme Mme Mota. Selon elle, ces livres ne font pas la promotion de l’islam radical, mais reflètent simplement la diversité des points de vue au sein de l’Université.
Après la diffusion du reportage, les membres de la MSA avaient choisi de mettre les ouvrages en question de côté afin de réfléchir à leur contenu. « Nous allons étudier les livres un par un et si nous trouvons quelque chose qui dépasse les limites ou quelque chose de radical ou de trop extrême, alors bien sûr, ce sera enlevé de l’étagère à jamais » , avait confié à CBC le vice-président aux affaires externes de la MSA, Abou Arab. À ce jour, aucun livre n’a été retiré de la bibliothèque de la MSA.