Le samedi 29 novembre dernier, près de 50 000 personnes ont pris part à une manifestation organisée par les centrales syndicales du Québec dans le centre-ville de Montréal pour contester les restrictions budgétaires ainsi que les réformes du droit de grève avancées par le gouvernement Legault.
Les récriminations étaient nombreuses en cet après-midi du samedi 29 novembre, face aux récents projets de loi ainsi qu’au bilan général du gouvernement de la Coalition Avenir Québec (CAQ). « Il y a tellement de choses frustrantes, récemment, dans l’actualité », a témoigné l’étudiante de première année à la majeure en linguistique et à la mineure en sociologie à l’Université de Montréal (UdeM) Pénélope Depont au micro de Quartier Libre.
Les quatre centrales syndicales, à savoir la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), ont organisé le rassemblement. Cinq regroupements nationaux, représentant 4 500 groupes communautaires, les ont également rejointes.
Un contingent de la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM) a aussi pris part à la manifestation.
Panoplie de critiques
La secrétaire générale de la FAÉCUM, Yasmeen Lazaar, a expliqué manifester contre « les dérives de la CAQ » et « les décisions qui mettent à mal la communauté étudiante [internationale] », citant notamment l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Elle a insisté sur le fait que les syndicats et les associations étudiantes doivent défendre ensemble le pouvoir qu’ils représentent.
Le responsable aux affaires externes de l’Association des étudiants et étudiantes en physique de l’Université de Montréal (PHYSUM), Étienne Poliquin, a fustigé quant à lui le projet de loi 3, qu’il estime limiter l’autonomie des syndicats. « La commission jeunesse de la CAQ a demandé au gouvernement d’étendre le projet de loi 3 aux associations étudiantes, ça fait un peu peur », avoue-t-il.
Les regroupements contestent également la loi 14, proposée par le ministre du Travail, Jean Boulet. Celle-ci prévoit d’élargir la liste des services essentiels devant être maintenus même en cas de vote d’une grève, ce qui limiterait le droit de celle-ci, jugent les syndicats.
Les compressions et les coupes budgétaires dans les services publics ont aussi été au cœur des doléances de la foule. Le gouvernement a déjà supprimé 859 postes dans la fonction publique cette année afin de respecter le resserrement budgétaire prévu.