Culture

De grands rescapés

Le phénomène de la rentrée littéraire s’abat sur le Québec en grande pompe. C’est plus de 700 livres qui sont présentés et publiés simultanément. De quoi faire exploser les tablettes des petites librairies de quartier.

Dans le monde des maisons d’édition, c’est une véritable guerre ouverte. Elles se servent des titres les plus prestigieux pour nuire à l’adversaire. Cette année encore, la tendance est élémentaire: ne pas sortir des sentiers battus. Les libraires, de leur côté, n’ont d’autre choix que d’agiter leur drapeau blanc devant ces listes interminables. Cette orgie de nouveautés crée de l’ombre aux petits indépendants qui proposent des merveilles. Voici de petits bijoux, qui autrement, seraient passés inaperçus.

Côté bande dessinée, le premier cycle de la série L’enfant de l’orage est à surveiller. L’histoire nous transporte au coeur d’une aventure fantastique. Doté de pouvoir surnaturel lors de tempêtes, le jeune Laïth est à la recherche de ses origines. Plongé dans un monde de brutalité et de folie, le garçon affrontera le traître Algärd et il fera la connaissance d’un mystérieux personnage. De l’action au rendez-vous ! L’enfant de l’orage Michel Bichebois Éditions Humanoïdes

L’achat d’un domaine familial au Chili ou bien l’ouverture d’un cabaret : Dans le roman L’appartement du clown, tous les rêves sont permis. De jeunes adultes tentent de réaliser leurs voeux les plus fous. Avec un ton coloré, l’auteur nous fait partager le quotidien de personnages complètement opposés. Une belle lecture d’automne. L’appartement du clown Vic Verdier Éditions XYZ

Le récit poétique La déposition des chemins aborde un sujet très contemporain, l’émigration. La sensibilité du récit nous amène à constater les répercussions de l’exil, tant sur le plan identitaire que moral. Rempli de sensibilité, le texte s’adresse à un être cher abstrait qui vit dans le Sud. Une découverte à faire. La déposition des chemins Nicholas Dawson Éditions La Peuplade

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