Dans la cour des grands

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Par Coraline Mathon
mercredi 24 avril 2013
Dans la cour des grands
Après avoir brillé chez les Carabins, Jonathan Beaulieu-Richard occupera le poste de secondeur chez les Tiger-Cats de Hamilton. (Crédit photo: Courtoisie Carabins)
Après avoir brillé chez les Carabins, Jonathan Beaulieu-Richard occupera le poste de secondeur chez les Tiger-Cats de Hamilton. (Crédit photo: Courtoisie Carabins)

Le joueur de football Jonathan Beaulieu-Richard vient de signer son premier contrat professionnel avec l’équipe des Tiger-Cats de Hamilton. L’étudiant au doctorat en pharmacie commencera son parcours dans la Ligue canadienne de football (LCF) le 28 mai prochain.

L’équipe des Carabins se distingue sur le plan individuel grâce à la sélection de Jonathan Beaulieu-Richard comme futur secondeur chez les Tiger-Cats de Hamilton. Ce passage au rang professionnel représente un nouveau départ pour l’étudiant.

« Même si je suis conscient que les efforts ne s’arrêtent pas ici, je trouve que cela reste une belle réussite, commente Jonathan. Le fait de signer marque la fin d’un parcours. » Le secondeur étoile des Carabins n’a pas hésité à se lancer. « Les Tiger-Cats ont contacté mon agent, qui a négocié le contrat lui-même, raconte l’étudiant en pharmacie. Après ça, je n’ai pas réfléchi longtemps ! C’était une très belle occasion. »

Ce contrat marque la continuité d’un parcours sportif pour Jonathan Beaulieu-Richard. « J’ai commencé à jouer au football au secondaire à Trois-Rivières, puis j’ai immédiatement eu la piqûre, explique-t-il. Après le cégep, j’ai été accepté partout au Québec, mais j’ai choisi l’UdeM pour son programme en pharmacie. »

Le Carabin n’avait pourtant pas envisagé le football comme un choix de carrière possible. « J’ai toujours profité du moment. Jouer au football à l’université, c’était plus un bonus qu’un objectif de carrière, avoue-t-il. C’est au fil de mon évolution chez les Carabins que j’ai commencé à rêver de jouer au niveau supérieur. »

Un athlète accompli

Les coéquipiers de Jonathan Beaulieu-Richard ne sont aucunement surpris du choix des Tiger-Cats. « C’est un athlète complet et honnête, il a une grande éthique de travail et il est persévérant », commente l’ancien quart-arrière des Carabins, Alexandre Nadeau-Piuze.

En plus des entraînements, Jonathan Beaulieu- Richard passe beaucoup de temps à visionner des vidéos de matchs pour mieux comprendre le jeu. Une préparation que souligne son entraîneur, Danny Maciocia. « C’est un joueur qui comprend très bien le rôle de tous les joueurs. Il ne se prépare pas que pour lui, mais pour toute l’équipe », affirme-t-il.

La sélection de l’étudiant en pharmacie donne une motivation supplémentaire aux futures générations des Carabins. « Ça montre qu’à l’UdeM, nous sommes capables de préparer et de développer des joueurs de haut niveau », ajoute M. Maciocia, très fier du secondeur des Carabins. « De plus, ça deviendra plus facile de motiver les joueurs, de leur faire comprendre que c’est possible d’intégrer la LCF », précise l’entraîneur.

Cependant, le passage au niveau professionnel est également synonyme d’une charge de travail supplémentaire. « Jonathan va devoir travailler sur sa vitesse et sa force, poursuit l’entraîneur des Carabins. Ce ne seront pas les mêmes adversaires. Il faut faire face à la réalité : les joueurs des États-Unis sont d’un calibre plus élevé. » Jonathan se joindra aux Tiger-Cats dès le 28 mai, après avoir terminé son doctorat.

 Il aura à occuper le poste de secondeur, comme c’était le cas chez les Carabins. Son passage chez les Bleus restera un souvenir marquant pour lui. « Je me souviendrai toujours de la rivalité avec Laval, de la camaraderie qu’on développe avec l’équipe et de la saison record de 2012 », avoue-t-il. Cet attachement à un bon esprit d’équipe est confirmé par son coéquipier Alexandre Nadeau-Piuze. « Jonathan mettait tout son coeur à chaque partie, ça rendait les matchs uniques », reconnaît-il.

Jonathan Beaulieu-Richard est le septième Carabin à intégrer la LCF. Sur ses six prédécesseurs, seulement deux ne sont plus sous contrat. Le secondeur devra se tailler une place dans un milieu compétitif à la fois sur le terrain, face à l’adversaire et au sein de sa propre équipe.