Critique d’album : Oktoplut — Pansements

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Par Caroline Poliquin
mardi 3 juin 2014
Critique d'album : Oktoplut — Pansements

Le duo montréalais Oktoplut nous présente son premier album complet, Pansement. Après un Maxi produit en 2012, le groupe nous fait découvrir 13 morceaux de pop-rock chantés en français, avec des saveurs punk et métal.

La formation est composée de Laurence Fréchette, batteur et chanteur, ainsi que du guitariste Mathieu Forcier. Les deux musiciens disent avoir de nombreuses inspirations semblables, mais aussi certaines qui divergent. Par exemple, Mathieu s’inspire plus du groupe de punk bostonien Converge, alors que Laurence s’inspire plutôt du groupe californien Weezer.

Le pianiste Jérôme Boisvert s’ajoute au duo pour « La terre ferme vs le vide » et « Points ». Il participe aussi aux harmonies vocales de « Sac d’os vagabond » avec le chanteur de Rouge Pompier, Jessy Fuchs.

L’album nous emporte dans différentes ambiances et nous fait passer à travers plusieurs émotions. Les deux premiers morceaux et la pièce « Choisir » sont plus agressifs, puisque les paroles sont criées avec une voix éraillée. La plus grande partie de l’opus est toutefois chantée, comme pour « Sans compromis ». Oktopklut nous offre aussi du rock pesant avec « Noir foncé ». Pansement se conclut sur quelques morceaux plus stoner comme « sous le pont », qui dure neuf minutes et demie.

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C’est donc un opus très intéressant par les directions différentes qu’il nous fait prendre. La simplicité du duo guitare batterie est rafraîchissant, l’absence d’une basse ne se fait pas sentir. Dans un style comme celui-ci, c’est un tour de force d’avoir des paroles en français en toute musicalité. Somme toute, il s’agit d’un album assez diversifié pour que chacun y trouve de quoi le satisfaire.

Le groupe, qui travaille déjà sur un prochain album, nous promet quelques clips dans les semaines à venir. Les dates de spectacles de la tournée actuelle sont sur la page Facebook d’Oktoplut.