Art interactif

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Par Félix Lacerte-Gauthier
vendredi 10 mars 2017
Art interactif
Crédit photo : Marie Isabelle Rochon
Crédit photo : Marie Isabelle Rochon
Dans le cadre du Festival d’art contemporain Art Souterrain, le Centre d’exposition de l’UdeM propose Jeu et diversion jusqu’au 25 mars. Trois œuvres y abordent une nouvelle conception de l’art en se centrant sur l’interaction du public. Une prestation de chaque artiste aura également lieu le 16 mars.

L’interactivité est au cœur de LUNGTA, conçue par le chargé de cours en composition audiovisuelle et en informatique physique à l’UdeM Patrick Saint-Denis. Cette œuvre est formée d’un écran de 2,5 mètres de hauteur sur 7 mètres de largeur, et composée d’un ensemble de 192 feuilles de papier derrière lesquelles se trouvent autant de ventilateurs. « Il y a deux socles positionnés devant le mur de papier, qui permettent aux visiteurs de jouer à un jeu de Pong, déclare M. Saint-Denis. Les pixels sont littéralement les feuilles de papier.»

Crédit photo : Marie Isabelle Rochon

Crédit photo : Marie Isabelle Rochon

Créateur du projet Méca-Carillon, l’étudiant au baccalauréat en musiques numériques François Kathrin Lagacé invite les spectateurs à jouer de son instrument. Formé de 55 carillons alimentés par l’électricité, l’objet a été revu afin de devenir interactif pour l’exposition. « Je voulais trouver une façon d’inclure les gens, dévoile François. J’ai créé des contrôles, que j’espère relativement simples, en utilisant une tablette tactile, puisque c’est un outil que tout le monde connaît. » Un tutoriel sera également proposé au public afin de faciliter l’interaction avec l’œuvre.

Crédit photo : Marie Isabelle Rochon

Crédit photo : Marie Isabelle Rochon

L’œuvre On/Off 1.0 veut, pour sa part, mettre en relation les ères électromécanique et numérique au sein d’un même projet, qui prend la forme d’interrupteurs. « C’est un objet mécanique qui traduit le courant, et le son est transformé audionumériquement, explique son créateur, l’étudiant au baccalauréat en musiques numériques à l’UdeM Xavier Ménard. Il y a un parallèle entre le «on – off» de l’époque industrielle et le «on – off» binaire (0 – 1) d’aujourd’hui. C’est vraiment la transformation du son qui fait la relation entre les deux. » Selon lui, l’interaction est importante pour attiser la curiosité des visiteurs et permettre à chacun d’intégrer sa propre perception dans la compréhension de l’œuvre.

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Crédit photo : Marie Isabelle Rochon

Crédit photo : Marie Isabelle Rochon

Responsable du design de On/Off 1.0 et diplômée de l’UdeM, Camille St-Amand indique avoir voulu trouver une forme à la fois simple et accrocheuse pour inciter l’appropriation par le public. « Nous nous sommes inspirés du synthétiseur Moog Model D des années 1970 pour l’esthétisme du projet, confie-t-elle. J’aimais l’idée de m’inspirer d’un instrument plus ancien en lui donnant une touche plus actuelle. »

Crédit photo : Marie Isabelle Rochon

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