À l’UdeM, se soutenir quand on a un handicap invisible

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Par Paul Fontaine
lundi 31 janvier 2022
À l’UdeM, se soutenir quand on a un handicap invisible
Image : Dim Hou sur unsplash.com. Libre d'utilisation.
Image : Dim Hou sur unsplash.com. Libre d'utilisation.

Le nouveau Regroupement des étudiants et des étudiantes en situation de handicap de l’Université de Montréal (RÉSHI), lancé en novembre dernier, prend son envol cette session. Rencontre avec Charles Parent-Richard, l’un des cofondateurs.

Quartier Libre (Q. L.) : Qu’est-ce qui t’a motivé à te lancer dans ce projet ?

Charles Parent-Richard (C. P.-R.) : Je suis né avec un handicap invisible, la dyspraxie, qui est une lenteur motrice. Donc, tout ce que j’entreprends va être effectué plus lentement que la normale. Ce handicap a mis beaucoup d’obstacles tout au long de mon parcours et j’ai pris beaucoup de temps à l’accepter. C’est pourquoi j’ai eu envie de m’impliquer pour le RÉSHI. Je veux interpeller d’autres personnes qui ont un handicap et qui auraient un peu plus de difficulté que moi à l’accepter.

Q. L. : Quel est le mandat du RÉSHI ?

C. P.-R. : Le premier rôle du RÉSHI est de sensibiliser les personnes à la cause des handicaps invisibles. Dès qu’on parle de handicap, les personnes relient souvent ça à des handicaps physiques, qu’on peut voir à l’œil nu. Mais les handicaps invisibles sont bien présents et sont tout aussi handicapants. Nous voulons donc informer les gens sur ce qu’est un handicap invisible.

cism

Dans un deuxième temps, nous voulons tendre la main aux personnes qui sont en situation de handicap invisible en créant un safe space (NDLR : Espace sûr). L’objectif est de les laisser parler de leur expérience et de leur montrer que d’autres personnes sont dans la même situation qu’elles. De mon côté, ayant accepté mon handicap, je suis en mesure de les guider. Je peux leur expliquer comment j’ai fait pour y parvenir et peut-être les aider à accepter le leur.

Q. L. : Est-ce que le RÉSHI a également comme rôle celui de représenter les étudiants et les étudiantes en situation de handicap invisible ?

C. P.-R. : C’est encore en développement. Au sein du RÉSHI, je suis le représentant associatif. Je m’occupe donc, entre autres, de présenter nos demandes à la FAÉCUM [NDLR : Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal]. Pour l’instant, le lien est là, mais nous devons continuer à le développer.

Le RÉSHI a aussi une représentante universitaire. À ce que je sache, nous n’avons pas encore établi un lien avec l’Université, mais ça viendra prochainement. Nous désirons notamment parler avec le SESH [NDLR : Soutien aux étudiants en situation de handicap].

Q. L. : Dans les prochaines semaines ou les prochains mois, est-ce que des activités seront organisées par le RÉSHI ?

C. P.-R. : Le comité exécutif du RÉSHI va se rencontrer le 1er février. De cette rencontre vont découler des idées d’activités et de projets. Il n’y a pas encore de date prévue, mais nous comptons tenir des rencontres pour le safe space au cours de la session.

 

Pour en savoir plus sur le RÉSHI, la communauté udemienne peut écouter l’entrevue que Charles a offerte à Quartier Libre sur les ondes de CISM (début à 30 minutes), lire son témoignage sur Les Roger, le blogue des nouveaux étudiants et étudiantes de l’UdeM, ou encore suivre le Regroupement sur Facebook https://www.facebook.com/profile.php?id=100075523800090.