Le premier film québécois sur les gangs de rue à Montréal, Sortie 67, est un drame de crime sans nouveauté et légèrement brouillon dans son scénario. Cependant, ce film panse légèrement ses défauts par son ton honnête.
Ronald (Henri Pardo), un mulâtre de l’arrondissement montréalais de St-Michel, a quitté sa famille avant son adolescence. En effet, son père blanc (Sylvio Archambault) est en prison pour avoir tué sa mère sur soupçon d’adultère. De plus, après un passage chez treize familles d’accueil qu’il honnit, Ronald se laisse recruter par une nouvelle famille : un gang de rue dirigé par Brooklyn (Benz Antoine). En plus de commettre toute une panoplie de crimes, Ronald attend le jour où son père sera libéré afin de le tuer. Par contre, puisqu’il a une fille et une femme qui lui reproche de ne pas être un homme, Ronald procède à un examen de conscience. Restera-t-il un criminel ou deviendra-t-il un homme honnête?

Finalement, attendez-vous à voir un film un tantinet cousu de fil blanc et qui perd légèrement son souffle vers la fin avec des tours de manche développés à la hâte. Par contre, sans pour autant être un chef-d’œuvre du cinéma québécois en raison de l’impression de « déjà vu », Sortie 67 mérite d’être loué pour sa tentative d’analyser d’une façon très hypothétique et en toute honnêteté cette envie de bien des jeunes Québécois de descendance haïtienne à vouloir se joindre à un gang de rue.
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Sortie 67
Canada (2010), drame de crime, 103 minutes
Réalisateur : Jephté Bastien
Distribution : Henri Pardo et Benz Antoine