Beaucoup de soleil et de chaleur en cette fin de d’automne : c’est ce que proposent le Théâtre I.N.K, la Compagnie Dramatique du Québec et le Théâtre De La Bordée avec la coprodution La Robe de Gulnara. Un chef d’oeuvre.

La Robe de Gulnara est bel et bien construite autour d’une histoire de mariage, celui de Gulnara (Annie Ranger) et d’Arif (Jean-René Moisan). « Tu t’ennuies d’Arif? », demande la petite Mika (Marilyn Perreault), treize ans, à sa sœur Gulnara. « Pourquoi? » demande Gulnara. « Parce que ton sourire est parti en même que lui. » répond la petite. C’est Mika, jeune idéaliste au regard naïf – elle seule est capable de trouver des fleurs entre les caillous et des fraises entre les rails de chemin de fer -, qui est au centre de la pièce. Lorsque Arif revient de la ville, où il prétendait aller chercher du travail, il demande la main de Gulnara. Celle-ci dépense toutes les économies de sa vie pour se procurer une robe auprès du seul marchand de la frontière. Mika, fascinée par la robe, décide de l’essayer. Un faux-pas la fait s’allonger sur le sol. Elle tache la robe de goudron. À partir de là, Mika devra déployer tous les efforts possibles pour que sa sœur puisse se marier, dans quatre jours, dans une robe présentable.

« C’est d’une robe de mariage dont j’ai besoin. Pas d’une robe miraculée! » exprime Mika lorsque la vieille Soviet (Nancy Bernier) propose de lui prêter sa propre robe de mariage ayant survécu au feu, aux bestioles, à l’exil et aux intempéries. À travers la quête de Mika pour l’amnistie sororale, se brosse le portrait d’une communauté sur la corde raide de la vie, profondément humaine et attachante. Une des meilleures pièces de l’année.
La Robe de Gulnara est présentée à l’Espace Go du 30 novembre au 11 décembre.
Avec Nancy Bernier, Catherine Hugues, Marilyn Perreault, Annie Ranger, Jean-René Moisan, Sébastien René, Jack Robitaille et Sasha Samar