« C’est désormais la BAnQ (Bibliothèque et Archives nationales du Québec) qui est dépositaire du fonds Conrad Poirier, explique la commissaire de l’exposition, Danielle Noiseux. Avec l’exposition, on voulait profiter d’un nouveau fonds d’archives très intéressant et très visuel pour présenter ce que sont les “biens communs du domaine public”. » Mme Noiseux précise que le photographe étant décédé en 1958, soit il y a plus de 50 ans, l’ensemble de ses 23?000 photographies sont tombées dans le domaine public.
Une icône du photojournalisme québécois
Conrad Poirier est un photojournaliste des années 1930, 1940 et 1950. « C’est un pionnier au Québec, assure la commissaire. Il a bénéficié, à cette époque, d’appareils photo plus petits, qui lui permettaient de sortir dans la rue pour saisir l’instantané. C’est ça, la nouveauté de ce monsieur. »

Installé à Montréal, M. Poirier a consacré sa carrière à la photographie d’évènements culturels et sportifs, et à la réalisation de portraits de personnalités de l’époque. « Il est arrivé au moment où l’idéologie voulait que la nation canadienne française devienne belle et organise de nombreux évènements », poursuit Mme Noiseux. Profitant de ce dynamisme, il a revendu ses clichés à la presse locale francophone et anglophone en tant que pigiste. Parmi ses éditeurs collaborateurs se trouvaient La Revue populaire, La Presse, La Patrie ou encore Montreal Gazette.
Présentée jusqu’au 31 mars au pavillon Lionel-Groulx de l’UdeM, l’exposition Conrad Poirier, photoreporter (1912-1968) : Valoriser les biens du domaine public, devrait, d’après sa commissaire, poursuivre sa route dans diverses bibliothèques publiques.

