Le drame historique Vision est facile à apprécier pour sa réalisation très soignée. En même temps, le film risque de laisser certains férus d’histoire médiévale sur leur faim, car il favorise certains angles de traitement plus que d’autres.

Dès lors, Hildegarde dicte au frère Volmar (Heino Ferch) ses « visions » – qu’elle décrit comme des messages de Dieu – et Volmar les écrit avec l’autorisation du pape. Hormis cela, nous sommes témoins de la jalousie que Jutta von Sponheim (Mareile Blendl), qui a été élevée par la mère Jutta au côté d’Hidelgarde, entretient face à la notoriété publique d’Hildegarde. Il y a aussi l’amitié très intime entre Hildegarde et la jeune sœur Richardis (Hannah Herzsprung), qui voit Hildegarde comme un modèle.

Du côté historique, Vision ne donne pas assez l’impression d’être au Moyen Âge. Certes, le film montre le mépris de quelques personnes quant à la véracité des visions et aux opinions d’Hildegarde contre certaines pratiques religieuses. Or, Vision n’aborde que très superficiellement la tolérance du clergé germanique face à la notoriété d’Hildegarde. Pour ce qui est de la tolérance du Pape envers les idées promues par Hildegarde, ne vous attendez pas à recevoir une explication.
Malgré ses défauts, Vision demeure un film à voir si l’histoire médiévale vous passionne vraiment. Après tout, considérant le ralentissement du rythme dès la deuxième moitié du film, j’ai oublié le nombre de fois que j’ai bâillé.
Vision
Allemagne/France (2009), drame historique, 110 minutes
Réalisatrice : Margarethe von Trotta
Distribution : Barbara Sukowa et Heino Ferch