UdeMotel

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Par Dominique Cambron Goulet
mercredi 4 juin 2014
UdeMotel
L'article du Journal de Montréal indique qu'entre 2010 et 2018, neuf cas de voyeurisme ou d'exhibitionnisme ont été répertoriés à l'UdeM. (Crédit photo: Isabelle Bergeron)
L'article du Journal de Montréal indique qu'entre 2010 et 2018, neuf cas de voyeurisme ou d'exhibitionnisme ont été répertoriés à l'UdeM. (Crédit photo: Isabelle Bergeron)

Du 1er mai au 24 août, l’UdeM loue les chambres inoccupées des résidences à des touristes à la manière d’un hôtel. Les Studios Hôtel sont une façon de financer les résidences et de garder les prix plus bas pour les étudiants durant l’année.

Le prix des chambres varie entre 45 $ et 130 $ par nuit, en plus de périodes de pointe durant le Grand Prix de Montréal et le festival Osheaga, où une suite peut coûter jusqu’à 250 $. « Le prix moyen d’une chambre d’hôtel à Montréal l’été est de 150 $ pour une occupation double », souligne le vice-président de Tourisme Montréal, Pierre Bellerose. Aux Studios Hôtels, le même type de chambre coûte 60 $.

Tous les revenus engendrés par la location des chambres restent dans le budget des résidences. « Les résidences sont un service autofinancé, indique le porte-parole de l’UdeM, Mathieu Filion. Les revenus d’été sont nécessaires au bon fonctionnement du service. Sans ceux-ci, les loyers des étudiants seraient plus élevés.» Par ailleurs, les étudiants qui suivent des cours d’été à l’UdeM ont accès à des chambres des Studios Hôtels à un coût moindre.

Selon le budget de fonctionnement 2014-2015 de l’UdeM, les résidences génèrent environ 5 M$ de revenus par année, tandis que les dépenses se fixent à un peu plus de 3 M$. Le surplus est versé dans le fonds des immobilisations, qui sert à financer les dépenses immobilières. « Il s’agit d’un fonds dédié aux résidences, pour l’entretien et les rénovations, précise Mathieu Filion. Il ne peut pas servir à d’autres dépenses immobilières. » 

Si les Studios Hôtel représentent une entrée d’argent intéressante pour l’Université depuis plus de 25 ans, la cohabitation entre touristes et résidents n’est pas sans heurts. « J’ai dû déménager de ma chambre, car les étages supérieurs sont loués, relate l’étudiant en géographie environnementale Rayän El Ghoneimi. Ma nouvelle chambre est identique, mais plus haut, il y avait une plus belle vue et plus de soleil. » 

Il note également une différence dans la qualité de l’entretien entre les étages loués à des touristes et ceux loués à des étudiants. « Les espaces communs sont plus propres  », affirme-t-il. Toutefois, Rayän est assuré de retrouver son ancienne chambre pour la session d’automne.

Les étudiants sont avertis dès la signature de leur bail qu’ils sont susceptibles de devoir bouger. « Il y a une clause dans les baux de logement qui précise que les locataires peuvent être changés de chambre quand viendra l’été, pour tous ceux qui sont sur des étages qui servent aux Studios Hôtels », assure Mathieu Filion.

Même s’il a été contrarié par son déménagement forcé, l’étudiant en géographie environnementale comprend pourquoi la cohabitation entre touristes et résidents est limitée au maximum. «Nous ne faisons pas le même usage des chambres, juge-t-il. Pour ma part, ils ne m’auraient pas gêné, mais peut-être que je les aurais dérangés si j’avais voulu écouter de la musique tard le soir.» 

Malgré leur emplacement peu central, les Studios Hôtel de l’UdeM réussissent à attirer une bonne clientèle. « La capacité d’accueil varie chaque année, selon les chambres disponibles, mais l’an dernier, nous avons eu un taux d’occupation d’environ 70 %», explique M. Filion.

L’achalandage se situe donc près de la moyenne montréalaise. «L’été, l’occupation des hôtels à Montréal est d’environ 75 %, affirme M. Bellerose. Annuellement, c’est plutôt autour de 65%.» Il précise par contre que ces statistiques n’incluent pas les résidences universitaires, car Tourisme Montréal.