Sobriété UdeM s’invite au Party du deuxième étage

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Par Mylene Gagnon
lundi 12 février 2018
Sobriété UdeM s’invite au Party du deuxième étage
Les bénévoles de Sobriété UdeM lors du Party du deuxième étage. (Photo: Mylène Gagnon)
Les bénévoles de Sobriété UdeM lors du Party du deuxième étage. (Photo: Mylène Gagnon)
Un bar sans alcool s’est ajouté à la liste des services disponibles lors de la plus récente édition du Party du deuxième étage, tenu le 8 février dernier.

Le regroupement Sobriété UdeM, responsable de l’initiative, est né grâce à l’étudiant au certificat en publicité Jean-François Touchette. « Quand je suis arrivé à l’université en automne, j’ai regardé ce qu’il y avait pour les gens qui ne consomment pas et je me suis rendu compte qu’il n’y avait rien, se souvient-il. J’ai donc fait des démarches pour démarrer un regroupement. » Avec des étudiants provenant d’une centaine de pays, il a eu la certitude que certaines personnes ne buvaient pas et qu’elles étaient laissées pour compte lors de ce type d’événements.

Comme le but du regroupement est d’inclure ces étudiants, une fête comme le Party du deuxième étage constitue, selon Jean-François, une occasion idéale de se faire connaître. « J’ai approché la FAÉCUM pour présenter mon groupe et on s’est montré très réceptif », confie-t-il.

Le secrétaire général de la FAÉCUM, Simon Forest, a trouvé l’idée excellente lorsqu’elle lui a été présentée. « Ce n’est pas tout le monde qui a le goût de boire de l’alcool, soutient-il. Il n’y avait pas d’autres options avant, mis à part les bouteilles d’eau à la sortie du party. » Il ajoute que certaines personnes pouvaient être stigmatisées parce qu’elles buvaient de l’eau, alors qu’avec un bar sans alcool, du tonic accompagné d’un quartier de lime peut passer pour un gin-tonic.

Par le passé, du jus d’orange et des boissons gazeuses étaient aussi servis, mais cette offre n’était pas publicisée. « Le but [avec l’initiative du bar sobre] est de faire de la publicité, révèle Simon. On réclame le droit de ne pas boire sans cesse dans un party. Il faut respecter sa limite et c’est ce que Sobriété UdeM souhaite faire passer comme message. »

Une initiative bien accueillie

Lors de l’événement, sept bénévoles ont tenu le bar sans alcool. « J’ai dû refuser du monde; la demande était trop grande, se réjouit Jean-François. Le groupe n’a actuellement aucune activité à son compte. Nous sommes 150 membres.?»

Certains étudiants présents au party étaient heureux de cette nouveauté. C’est notamment le cas de l’étudiante en gérontologie Andréanne Proulx et de l’étudiante en criminologie Gabrielle Théberge-Martin.

L’expérience cocktail

Sobriété UdeM souhaite que les étudiants vivent une expérience gustative, à l’instar de ceux qui choisissent un cocktail avec alcool.

Les bénévoles de Sobriété UdeM seront de plus en plus présents sur le campus, alors que ceux-ci ont été sollicités par la Semaine interculturelle et par le regroupement Jeux de société UdeM.

Avec la collaboration de Félix Lacerte-Gauthier.